Sécurité
Guerre dans l’Est : les FARDC/Wazalendo récupèrent la cité de Sake des mains du M23-RDF
Après une journée tendue, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC/Wazalendo) ont réussi à déloger les rebelles du M23-RDF, dans la cité de Sake située à 27km de la ville de Goma au Nord-Kivu, ce jeudi 23 janvier 2025.
Au terme de vliolents affrontements marqués par des bombardements à l’artillerie lourde, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les troupes de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), ont repoussé la rébellion du M23 appuyée par le Rwanda.
Aux dernières nouvelles, diverses sources recoupées font savoir que les rebelles du M23-RDF se sont retranchés sur la colline de Kimoka, située à proximité du centre de Sake, où ils ont établi de nouvelles positions dans la matinée.
Jusqu’en début de soirée, les FARDC, continuent de pilonner les positions ennemies dans les collines environnantes. L’objectif idéal serait, d’après les sources militaires, de restaurer un contrôle total sur toute la zone.
Au cours de la journée, une panique généralisée s’est observée au sein des sites des déplacés, situés dans l’Ouest de Goma. Certains obus largués par les éléments du M23/RDF finissaient leurs courses dans et autour des camps des déplacés où sont d’ailleurs positionnées des artilleries lourdes des forces gouvernementales. Des cas de blessés par des éclats de bombes ont été enregistrés parmi les déplacés. Suite à cette situation, plusieurs déplacés ont vidé des camps et se dirigent vers le centre-ville de Goma.
Il est nécessaire de rappeler que la cité de Saké, est un verrou important qui a protégé la ville de Goma depuis plus d’une année face aux multiples attaques des rebelles du M23.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
