Actualité
Guerre dans l’Est : Larguée par le M23, une bombe fait trois blessés à Sake
Les terroristes du M23 soutenus par le Rwanda ont bombardé la cité de Sake, située à 27 kilomètres de la ville de Goma, au Nord-Kivu dimanche 11 février 2024.
Cette information est confirmée par la notabilité du territoire de Masisi et précisément celle du groupement Kamuronza en territoire de Masisi, qui a fait savoir que la bombe tombée a fait 3 blessés et des dégâts matériels énormes. Ces blessés ont été acheminés à Goma pour les soins.
Cette habitude de larguer les bombes dans la cité de Sake surpeuplée devient continuelle pour la rébellion du M23 en dépit des pertes qu’elle subit face aux FARDC-Wazalendo.
A Sake tout comme au Sud-ouest de la ville de Goma (quartier Mugunga), ces rebelles jettent des bombes, afin d’inquiéter au plus haut niveau la population.
Pour rappel, les terroristes du M23 appuyés par l’armée rwandaise (RDF) ont occupé la cité de Katsiru, une localité du groupement de Bukombo, chefferie de Bwito, dans le territoire de Rusthuru au Nord-Kivu, samedi 10 février 2024. Une occupation qui est intervenue à l’issue d’intenses affrontements la journée qui ont opposé la rébellion du M23 aux forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les résistants Wazalendo dans cette agglomération située à plus ou moins 7km de Mweso et 15km de Nyanzale où plusieurs habitants ont trouvé refuge.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
