Politique
Guerre dans l’Est : J.P Bemba confirme l’appui de la MONUSCO et la SADC aux FARDC
Le Vice-Premier Ministre et Ministre de la Défense Nationale, Jean-Pierre Bemba Gombo, confirme que la MONUSCO et la SADC combattent aux côtés des Forces Armées de la République Démocratique du Congo.
Il s’est exprimé depuis la ville de Goma, au Nord Kivu, où il est arrivé le mardi 13 février 2024, en vue de s’enquérir de la situation sécuritaire et de toutes les questions y afférentes.
En effet, à sa descente d’avion à l’aéroport international de Goma, Jean-Pierre Bemba Gombo, devant la presse, a rassuré l’opinion publique nationale de la collaboration qui existe entre les FARDC et la MONUSCO, ainsi qu’avec des forces régionales de la SADC, pendant cette période de traque de la rébellion du M23.
Cependant, il a affirmé que les Casques bleus de la Mission des Nations-Unies ont combattu, mardi 13 février 2024, aux côtés des militaires congolais, renforcés par les troupes de la Communauté des pays d’Afrique australe (SADC), pour défendre la cité de Saké, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, convoitée par l’armée rwandaise et le M23.
« La population ne doit avoir aucune inquiétude. La Monusco travaille avec les FARDC. Je peux vous attester que la Monusco est à nos côtés et travaille avec nous », a-t-il déclaré.
Soulignons que la présence du Vice-Premier Ministre, Jean-Pierre Bemba, au Nord Kivu, s’inscrit dans le cadre de la contre-offensive à l’égard de la rébellion du M23.
Il est à signaler que les combats font rage entre la coalition FARDC-Wazalendo et les terroristes du M23/RDF à Muranga, à moins 2 kilomètres de Sake, sur la route qui mène vers Minova, en passant par Shasha, dans le territoire de Masisi.
Plusieurs sources concordantes dans la région font savoir que le M23 a tenté sans succès, de déborder, la nuit dernière, certaines positions des FARDC et des Wazalendo, sur plusieurs axes.
La présence du Vice-Premier Ministre et Ministre de la Défense, Jean-Pierre Bemba Gombo, a remonté le moral des troupes congolaises au front. Pour le moment, la situation est sous contrôle de l’armée et les patriotes Wazalendo à Sake.
Cedrick SADIKI MBALA/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
