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Guerre à l’Est de la RDC : Le retrait des troupes rwandaises condition sine qua non avant une rencontre Tshisekedi-Kagame
Dans une interview accordée, ce mardi 2 avril 2024, à Radio France Internationale (RFI), le vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula Apala, a affirmé une probable rencontre Tshisekedi-Kagame pour mettre fin à la guerre à l’Est de la République Démocratique du Congo, au cas où le président Rwandais ordonnerait à ses troupes de quitter le territoire congolais.
« Les deux chefs d’État ont admis le principe. Une telle rencontre, il faut bien la préparer pour qu’elle soit utile…Nous avons exigé, de notre côté, que pour tout dialogue, pour crever l’abcès, la première condition: c’est le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais », a confié Christophe Lutundula à la presse française.
Il a souligné que le président Tshisekedi est serein et n’acceptera aucune négociation sous occupation. Il faut premièrement que l’armée rwandaise sorte du pays car, dit-il, cette condition est préjudicielle.
Le ministre congolais des Affaires étrangères a fait savoir pour la rencontre, pour l’instant, le principe a été accepté et qu’ils préparent cette rencontre et dès que cette préparation serait avancée, les deux chefs d’États pourront se rencontrer.
Répondant à plusieurs questions lui posées par nos confrères de la RFI, le chef de la diplomatie congolaise a appelé la Communauté internationale à adopter des sanctions contre le Rwanda.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
