Actualité
Grève des petroliers au Haut-Katanga : Un préavis de 48 h donné au gouvernement !
Les sociétés pétrolières, membres de la Fédération des Entreprises du Congo, dans la zone sud, annoncent un mouvement de grève dans 48 heures, c’est à dire le 20 octobre 2023.
Cette décision, selon une note de préavis de grève adressée au Premier ministre dont une copie est parvenue à CONGOPROFOND.NET, est motivée par le non respect des engagements par le gouvernement de la République Démocratique du Congo. Pourtant, ajoute-t-on, les pétroliers de la zone sud croupissent sous le poids énorme des pertes et manque à gagner non remboursés depuis plus d’une année et de la non publication de la nouvelle structure des prix.
Pour les pétroliers, leurs produits connaissent une montée des prix sur le marché international qui les obligent à l’arrêt de la distribution des produits pétroliers dans 48 heures.
Selon la FEC, ces entreprises ont alerté dans un mémo du 14 septembre 2023 sur les risques encourus si la situation n’était pas régularisée. Fort malheureusement, note la FEC/Haut-Katanga, les engagements pris par le gouvernement lors de la réunion du 30 septembre 2023 au gouvernorat du Haut-Katanga, à savoir les paiements partiels, le mercredi 04 octobre 2023 et le dimanche 15 octobre au plus tard. Ces montants n’ont malheureusement pas été payés à ce jour comme promis.
Le comité de suivi des prix des produits pétroliers a tenu une réunion extraordinaire le 01 octobre dernier à Lubumbashi et a constaté une forte escalade des paramètres principaux de la structure des prix obligeant la révision de la structure en vigueur. C’est ainsi qu’une grève sera amorcée dès le 20 octobre dans la zone sud.
Joseph MALABA/Congoprofond.net
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
