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Actualité

Grève des médecins dans les hôpitaux : Patrick Muyaya promet d’être le porte-voix des médecins auprès du Gouvernement !

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Les médecins des services publics de l’Etat, affiliés au Syndicat national des médecins de la République Démocratique du Congo (Synamed), étaient en masse devant le Ministère de la Communication et Médias, le jeudi 1er Septembre 2022, pour manifester leur mécontentement, dans le cadre de la poursuite de leur mouvement de grève, entamé depuis le 6 juillet 2022, sur toute l’étendue de la République.

Il était question, pour ces médecins grévistes, de rencontrer personnellement le Ministre de la Communication et Médias et Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, pour lui remettre à mains propres, leur mémorandum contenant des revendications adressées au Gouvernement de la République.

Pour sa part, Patrick Muyaya, qui s’est toujours montré très ouvert et aussi flexible à l’égard de tous, n’a pas hésité un seul instant pour descendre de son bureau et prêter une oreille attentive aux revendications des médecins qui avaient besoin de son intervention.

Devant une foule nombreuse, le Porte-parole du Gouvernement leur a rappelé qu’il a toujours suivi de plus près les différentes revendications portées par leurs syndicats, depuis l’époque du dernier Secrétaire Général, le docteur Mankoy Badjoko.

A cette occasion, il a demandé aux médecins de considérer le Gouvernement, non pas comme un adversaire, mais plutôt un partenaire au regard de derniers gestes qu’il venait de poser, tel que l’avancement en grade des médecins dans les hôpitaux publics de l’Etat, la nomination  des médecins directeurs, etc.

Aussi, a-t-il ajouté que la place des médecins, n’est pas dans la rue, plutôt dans leurs hôpitaux respectifs.

C’est pourquoi, il leur a promis de porter leur voix au niveau du Conseil des Ministres.

De son coté, le Secrétaire Général du Synamed, le docteur John Nsenga, a affirmé à l’issue de cet échange, que leur visite auprès du Porte-parole du Gouvernement était dans le but de lui présenter la situation actuelle des médecins et surtout de lui parler, d’une meilleure voix possible, au sujet de différentes revendications des médecins, par rapport à cette grève qui ne fait que durer.

Selon lui, le Ministre Patrick Muyaya s’est montré très attentif à leurs revendications et a accepté de porter leur voix au niveau du Conseil des ministres du vendredi prochain.

A la même occasion, il a fait savoir qu’au sujet de leurs evendications, il n’y a qu’une partie qui est transmise jusque-là au conseil des ministres et pour cette raison, un mémorandum reprenant l’ensemble des revendications a été remis au porte-parole du Gouvernement.

Melba MUZOLA/CONGOPROFOND.NET.

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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