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Société

Grève des enseignants : l’Assemblée Générale de la Synergie des Syndicats perturbée par les membres d’un parti politique !

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Réunis pour évaluer, à mi-parcours, les nouvelles négociations entre Gouvernement et banc syndical des enseignants, ouvertes depuis le jeudi 28 octobre dernier à Mbwela Lodge à Kisantu, les enseignants affiliés à la Synergie des Syndicats des enseignants du Congo, ont été vandalisés, selon le secrétaire général du Synecat, Jean-Bosco Puna, lors de l’Assemblée générale, tenue le 01 novembre 2021, dans leur siège à Kinshasa-Kalamu.

 » Nous avons été surpris, et c’est bien dommage, au moment où nous tenions notre Assemblée générale, par l’intrusion d’un groupe de jeunes visiblement d’un parti politique bien reconnu, et ça vraiment dérangé », a-t-il déploré.

Aussi, a-t-il poursuivi, :  » Ils avaient vandalisé nos biens. Ce que nous avons vécu aujourd’hui, depuis la nuit de temps, nous n’avons jamais vécu cela, même du temps fort de la dictature, nous n’avons jamais vécu cela ! Vraiment nous le regrettons, on a blessé certains camarades, il y des biens qui sont emportés ».

*Négociations franches et non sur fond de ruse !*

S’agissant de l’évaluation des travaux paritaires de Kisantu, Jean-Bosco Puna a fait savoir qu’il faut que le Gouvernement mène ces négociations de manière franche et non sur fonds de ruse.

 » Nous voulons effectivement qu’il y ait des réponses responsables et durables aux problèmes qui se posent au niveau du secteur et nous pensons que le Gouvernement va devoir faire un effort pour répondre aux desiderata des enseignants. Le faire autrement, ça sera difficile pour qu’il y ait une véritable decrispation sur terrain », a-t-il souligné.

Bref, après évaluation, la Synergie des Syndicats des enseignants du Congo, avait décidé de poursuivre avec la grève, tout en affirmant aussi que les enseignants ont besoin de commencer leur travail, mais il faut absolument qu’on les mette dans les conditions optimales.

Jules Kisema/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur

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Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.

C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs

Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.

« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.

Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers

Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.

L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.

Vers un nouveau cadre légal

La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.

En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.

Un soutien des acteurs du secteur

Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.

À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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