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Gratuité de l’Enseignement : Tony Muaba tacle Franck Diongo et consorts !
» Celui qui parle de l’échec, ignore totalement des réalités de ce secteur. Pour des raisons politiques et de positionnement politique, il y a des politiciens qui sont capables de raconter n’importe quoi ! », vient de déclarer Tony Muaba, ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, à travers la presse, le mardi 27 juillet 2022.
Cette dernière sortie médiatique de Tony Muaba est consécutive à celle de l’ancien député national et Président du parti politique » Mouvement lumumbiste progressiste (MLP) », Franck Diongo Shamba, qui a dressé un tableau sombre concernant la gratuité de l’enseignement, en République Démocratique du Congo.
En effet, Franck Diongo a annoncé à la presse, au début de la semaine en cours, avoir fait une évaluation de la gestion du pays, à l’issue de laquelle il a produit un document de 180 pages.
Concernant la gratuité de l’enseignement, il déclare ce qui suit : « Je félicite monsieur Tshisekedi qui a eu l’idée de mettre en application cette résolution que nous avons inscrite dans la Constitution « . Néanmoins, souligne-t-il : » le problème qui se pose est celui de la qualité de l’éducation. Les salles des classes qui avaient 20 élèves, en compte maintenant 120. Les enseignants qui sont là, sont mal payés, impayés et sous payés. Les Nouvelles Unités qu’on mécanise, ne sont pas des enseignants qui travaillent « .
Par contre, Tony Muaba estime que beaucoup de gens confondent la gratuité. Il précise que celle-ci n’a rien avoir avec les conditions socio-professionnelles des enseignants et le surpeuplement des salles de classes.
C’est plutôt la suppression de tous les frais de prise en charge des enseignants par les parents, a indiqué Tony Muaba, qui signifie gratuité de l’enseignement.
En guise de conclusion, Tony Muaba conseille au public de ne pas considérer les effets induits de la gratuité, dont le premier et le plus connu reste le surpeuplement des enfants dans les salles des classes, comme un échec.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET.
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L’audace du savoir – bâtir l’école de la renaissance journalistique : Professeure Espérance Bayedila nommée à la tête de l’UNISIC
Dans une décision saluée tant par le monde académique que par les professionnels des médias, la Professeure Espérance Bayedila accède au rectorat de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC), l’ex-IFASIC anciennement ISTI. Cette nomination n’est pas simplement un changement de fonctionnaire.
C’est l’avènement d’une architecte intellectuelle à la tête d’une institution pivot pour l’avenir démocratique et culturel de la République Démocratique du Congo. Le parcours du Professeur Bayedila est intrinsèquement lié à celui de l’institution qu’elle dirige désormais. N’ayant cessé de gravir les échelons avec rigueur et passion, elle incarne l’excellence et la constance.
Docteure en Sciences de l’Information et de la Communication, son expertise est internationalement reconnue, forgée par des recherches pointues et un engagement pédagogique sans faille. Passer du statut d’étudiante à celui de rectrice est le symbole puissant d’une méritocratie accomplie, inspirante pour toute une génération d’apprenants, particulièrement les jeunes femmes congolaises.
À l’heure où les défis informationnels sont colossaux ( lutte contre la désinformation, révolution numérique, nécessité d’un journalisme éthique et rigoureux ), la mission de l’UNISIC est plus cruciale que jamais. La Professeure Bayedila incarne la réponse à ces défis. Son projet n’est pas de gestion, mais de transformation. Elle porte une vision claire : faire de l’UNISIC le laboratoire national et régional des métiers de la communication de demain.
Sous son impulsion, l’université est appelée à devenir bien plus qu’un centre de délivrance de diplômes. Elle se positionne comme un “think tank” actif, un espace où se conçoivent les modèles de communication du futur, adaptés aux réalités africaines. On y formera des journalistes intègres, des communicateurs stratégiques innovants, des experts en gouvernance des données et en intelligence numérique.
Ceux qui sont capables de porter la voix du Congo sur la scène mondiale avec professionnalisme et créativité. La nomination d’une femme à ce poste stratégique est un signal fort. Le Professeur Bayedila représente ce leadership féminin, à la fois ferme, inclusif et visionnaire, dont l’Afrique a tant besoin. Son approche est celle du dialogue, de la collégialité et de l’ouverture. Elle entend fédérer les énergies, valoriser le corps professoral.
Elle entend renforcer les partenariats avec les médias nationaux et les géants du numérique, et tisser des liens solides avec le réseau académique international. Avec la Professeure Espérance Bayedila aux commandes, l’UNISIC ne se contente pas de tourner une page ; elle en écrit une nouvelle, ambitieuse et résolument tournée vers l’avenir. Son rectorat promet d’insuffler une dynamique inédite : la modernisation des curricula, le renforcement de la recherche-action au service de la société.
Et la promotion d’une éthique irréprochable dans l’usage de l’information. En cette ère de l’économie de la connaissance, une nation se bâtit aussi par la maîtrise de sa narration et de ses canaux de communication. En confiant les clés de son école de la communication à une intellectuelle de cette envergure, la RDC fait le pari stratégique de l’intelligence, de l’innovation et de l’intégrité.
Bienvenue, Madame la Rectrice Espérance Bayedila. Votre parcours est une fierté, votre vision est une promesse. Sous votre guidance, l’UNISIC est appelée à rayonner comme le phare indispensable qui éclairera la construction d’un espace médiatique congolais libre, responsable et puissant, au cœur d’une Afrique en mouvement. Bon mandat à vous !
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
