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Grands-lacs : « promotion de la paix » et « prospérité » au menu des échanges entre Mike Hammer et Claude Ibalanky

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Mike Hammer, ambassadeur des États-Unis en République démocratique du Congo, a échangé ce vendredi 26 juin 2020 avec Claude Ibalanky Ekolomba, coordonnateur du Mécanisme national de suivi de l’accord cadre d’Addis-Abeba( MNS). Au menu des échanges, a-t-on appris, la situation à l’EST de la République démocratique du Congo.

« Nous avons discuté sur les diverses manières bilatérales et multilatérales pour promouvoir la paix et accroître la prospérité des habitants de la région conformément au projet de partenariat signé entre la RDC et les USA », a dit le représentant de Donald Trump en République démocratique du Congo.

Cette rencontre, rappelle-t-on, intervient quelques mois après la conférence sur la paix et les investissements organisée à New-York l’année dernière.

Au cours de cette conférence, les participants s’étaient penchés sur la feuille de route pour la paix élaborée par la RDC ainsi que sur des projets intégrateurs qu’elle renferme. Les manifestations d’intentions des bailleurs de fonds ont été décisives dans la perspective de la mise en œuvre effective des investissements pour la paix en Rd Congo et dans la région des Grands-Lacs.

« Nous avons présenté la Feuille de route sur la pacification du pays. Ce projet s’étale sur deux ans (2019-2021) et comprends deux phases qui seront déployés simultanément. La première concerne la pacification dans sa phase d’urgence chiffrée à 73million USD. Et la deuxième phase cible le renforcement avec actions (investissements) visant le développement durable pour plus de 1 milliard USD sur le long terme », avait confié à Zoom Eco, Claude Ibalanky.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa

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Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.

Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté

Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.

Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.

Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :

« Toli Kolumpe »

« Kin Kiesse »

« Solomo »

« Nandimi te Nakotika te »

« Kazo »

« Masela »

« Kabobo »

« Mena »

« Reviens Hyppau »

À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.

« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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