À la Une
Gouvernorat Kongo Central: Jean Claude Vuemba dans la course
Après la tenue des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales, l’heure est aux élections des gouverneurs et sénateurs. C’est dans cette optique que les personnalités politiques et les états majors de leurs partis se mobilisent.
À cet effet, CONGOPROFOND.NET a appris, en marge de l’installation de l’Assemblée provinciale du Kongo Central, l’annonce par le député provincial Jean-Claude Vuemba de sa candidature au poste de gouverneur de cette la province ce mercredi 30 janvier 2019.
Pour ce poste, il doit competir avec d’autres originaires de la province, notamment Deo Nkusu, ancien vice gouverneur de cette province.
Par ailleurs, Il sied de signaler que l’assemblée plénière de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a, le mardi 29 janvier 2019, une réunion relative à l’élection prochaine des sénateurs et gouverneurs. Tenant compte des contraintes légales, techniques et opérationnelles, la CENI vient donc de prolonger la période de dépôt des candidatures à l’élection des sénateurs et à celle des gouverneurs et vice-gouverneurs de province.
Ainsi, la clôture de dépôt des candidatures initialement, prévue le 30 janvier 2019, interviendra le lundi 04 février 2019.
Par conséquent, l’élection des sénateurs, initialement prévue le 06 mars, se déroulera le jeudi 14 mars 2019. A la même date, la CENI annoncera les résultats provisoires de l’élection des élus des élus.
Et l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces, initialement prévue le 18 mars 2019, est fixée au mardi 26 mars 2019. L’annonce des résultats provisoires interviendra le même jour.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
