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Gouvernement : »Un quota significatif, important et qualificatif a été attribué à la jeunesse et à la femme »( Néhémie Mwilanya)
Néhémie Mwilanya Wilondja, coordonateur du Front Commun pour le Congo( FCC), s’est félicité, ce mardi 20 août 2019 à l’occasion de la rentrée politique de sa plate-forme, de la contribution du FCC à la mise en place des institutions stables du pays, aussi bien au niveau provincial que national avec l’installation des bureaux de deux chambres du Parlement.
À la suite des élections de décembre dernier, l’élu de FIZI a fait savoir que le FCC s’est engagé dans un schéma tourné vers l’amour de la patrie à travers sa contribution aux valeurs positives de promotion de la paix, de la démocratie et du progrès socio-économique des populations congolaises grâce à la vision de son autorité morale, Joseph Kabila Kabange.
Cette vision, a affirmé le coordonateur du FCC, s’est matérialisée par l’alternance politique au plus haut sommet de l’Etat fondée sur la coalition FCC-CASH, autour d’un programme commun de gouvernement et de partage du pouvoir. Puis d’ajouter: » le FCC qui se réjouit de cette coalition qui prend corps autour de ces deux piliers, va s’assumer pleinement afin de consolider les acquis résultant du rapprochement de ces deux forces politiques à proximité idéologique ».
Il a affirmé, que sa famille politique est déterminée à jouer sa partition au sein des institutions parlementaires et de l’exécutif dans l’intérêt supérieur de la nation, en vue de créer une plus value positive susceptible de défendre notre pays et d’améliorer les conditions socio économique de la population congolaise.
Le coordonnateur du Front commun pour le Congo (FCC), Néhémie Mwilanya, s’est voulu rassurant quant à la représentativité des jeunes et des femmes dans le prochain gouvernement. Il a affirmé qu’ « une bonne dose de la nouvelle génération » sera prise en compte dans le nouvel Exécutif en gestation.
« Un quota significatif, important et surtout qualificatif a été attribué aussi bien à la jeunesse qu’à la femme. Ce qui démontre que le FCC est réellement à l’écoute de la population. Le FCC a joué la carte de la régénérescence, du renouvellement de la classe politique. Vous allez vous rendre compte lorsque l’équipe gouvernementale sera rendue publique que le FCC a joué la carte du genre », a indiqué Néhémie Mwilanya.
Par ailleurs,le Secrétaire permanent du PPRD Emmanuel Ramazani Shadary a indiqué pour sa part que le quota réservé à son parti dans le gouvernement Ilunkamba, sera occupé à 80 % par de nouvelles figures.
« Dans le quota PPRD, il y aura de nouvelles figures dans l’ensemble, autour de 80 %. Des figures qui n’ont jamais été au gouvernement mais qui sont meilleures. Les autres vont servir le parti autrement. On peut servir son pays en étant au parlement, dans les entreprises publiques, dans la diplomatie ou encore, en formant les autres à devenir meilleur pour l’avenir « , a déclaré Emmanuel Ramazani Shadary.
Toutefois, le Secrétaire permanent du PPRD précise que dans l’entendement de leur parti, le renouvellement de la classe politique ne veut pas dire forcément exclure les autres. « C’est gérer cette fois-ci, convenablement les ambitions de tous nos cadres », a indiqué Ramazani Shadary, avant d’affirmer que son parti avait reçu au total 332 candidatures pour seulement une dizaine des postes au futur Gouvernement.
MUAMBA CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
