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Gouvernement : tripatouillage et népotisme dans le quota Nord-Ubangi !
Reçus récemment par le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, qui avait promis de corriger l’absence de leur représentant dans le gouvernement de la République, des notables de la province du Nord-Ubangi avaient même été chargés de proposer le nom d’une personnalité d’envergure comme animateur responsable du secrétariat général du gouvernement.
Des noms et CV à l’appui ont circulé, depuis quelques jours, au sein des forces vives de cette province afin de dégager un consensus sur cet oiseau rare. Sur instruction du président de la République, a appris CONGOPROFOND.NET, l’équilibre genre devra être respecté.
Cependant, certaines indiscrétions font savoir qu’un des élus de cette province, ancien haut officier de l’armée, tient mordicus à la nomination de son neveu à ce poste proposé par le Premier ministre. » Sans consulter qui que ce soit, sans aval des structures et personnalités originaires de notre province, cet ancien militaire n’a envoyé que le nom de son neveu, vivant d’ailleurs en Europe auprès du Premier ministre et à la présidence de la République… », s’est plaint un notable, promettant d’éventrer le boa sur cette affaire dans les prochaines heures.
Pour lui, les fils et filles du Nord-Ubangui n’apprécient ni l’exclusion des femmes qui se profile à l’horizon, ni le lobbying fait par le sénateur au profit de son neveu.
Pour rappel, le Nord-Ubangi est depuis 2015 une province de la République démocratique du Congo à la suite de l’éclatement de la province historique de l’Équateur. Son chef-lieu est Gbadolite. Ses territoires sont : Businga, Bosobolo, Mobayi-Mbongo, Yakoma.
Dossier à suivre…
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa
Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.
Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté
Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.
Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.
Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :
« Toli Kolumpe »
« Kin Kiesse »
« Solomo »
« Nandimi te Nakotika te »
« Kazo »
« Masela »
« Kabobo »
« Mena »
« Reviens Hyppau »
À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.
« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
