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Gouvernement Suminwa : Qui bloque la fumée blanche ?
(Revue de presse de Regulis N’KABU)
Les médias à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, se sont focalisés mardi sur le blocage autour de la sortie du gouvernement Suminwa.
» Gouvernement Suminwa : Qui bloque la fumée blanche ? », a titré Forum des As.
Le journal a noté que la publication du
gouvernement de la
Première ministre Judith
Suminwa Tuluka se fait
toujours attendre.
» Pourtant, tout était
annoncé pour le week-end
dernier. La plupart des
Congolais étaient restés
rivés devant leurs petits
écrans dans l’attente de la publication « imminente »
de l’ordonnance
présidentielle. Mais
jusqu’au moment où nous mettions sous presse, aucune nouvelle n’a fuité de la Cité de l’Union africaine (UA), où travaille le chef de l’Etat« , a-t-il ajouté.
Du côté de
la porte-parole du
Président de la
République, c’est le
silence radio, selon ce média.
Le quotidien a fait remarquer que
cette longue attente
commence réellement à
exaspérer une population qui
attend de voir son quotidien
être amélioré.
Forum des As a signalé qu’il y a des
figures que la population
n’aimerait pas voir revenir à
cause de leur médiocre
prestation dans les
précédents gouvernements.
En dépit de leur contreperformance, a-t-il souligné, ils s’estiment
éligibles dans l’équipe
Suminwa.
Sur le blocage de
la formation du
gouvernement, le média a insisté que les auteurs de cette situation ont perdu de
vue que c’est toute la
population qu’ils préjudicient
à cause de leurs intérêts
personnels, rappelant que de nombreux
défis attendent le futur
gouvernement mais rien ne peut se faire tant que l’équipe n’est pas encore mise en place.
De son côté, le média d’État Agence congolaise de presse (ACP) a relevé que le premier défi à relever est la stabilisation du franc congolais, ajoutant que la dépréciation de la monnaie nationale érode sérieusement le pouvoir d’achat des Congolais, Tous les Congolais se plaignent de la perte de leur pouvoir d’achat et de la cherté des produits et services de grande consommation, a rapporté l’agence.
Mediacongo a écrit que le président Félix Tshisekedi a refusé la liste du gouvernement proposé par la Première ministre Judith Suminwa.
Indigné du fait que certaines autorités morales des partis et regroupements politiques ont proposé les membres de leurs familles à des postes ministériels, a-t-il ajouté, le chef de l’État congolais a, dans ce cadre, reçu, dans la journée, Augustin Kabuya, coordonnateur de la majorité parlementaire.
Ce média a souligné que ce gouvernement est très attendu par le peuple congolais qui voit sa situation économico-sociale se dégradait du jour au jour.
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
