À la Une
Gouvernement : L’informateur Augustin Kabuya a 30 jours pour identifier la nouvelle majorité à l’Assemblée nationale
Nouvellement élu député national dans la circonscription électorale de Mont-amba( Kinshasa), Augustin Kabuya Tshilumba, Secrétaire Général de l’UDPS, vient d’être nommé informateur par le président de la République Félix Tshisekedi.
D’après le communiqué publié ce mercredi 7 février 2024 et signé par le directeur de cabinet du président congolais, Augustin Kabuya aura trente jours, renouvelable une seule fois, pour identifier une nouvelle majorité au sein de l’Assemblée nationale .
« A cette fin, monsieur Augustin Kabuya Tshilumba consultera les partis, regroupements et personnalités politiques, toutes tendances confondues, appelés à siéger à l’Assemblée Nationale, aux termes des résultats provisoires proclamés par la Commission Électorale Nationale Indépendante, dès lors qu’aucun de ces partis ou regroupements politiques n’a atteint la majorité absolue des sièges. L’informateur rendra les conclusions de sa mission au Président de la République », peut-on lire dans ce communiqué.
il sied de signaler que l’issue de cette mission va permettre au Chef de l’Etat de nommer un nouveau Premier ministre, qui formera un gouvernement d’Union sacrée pour la République.
Conformément à l’article 78 de la Constitution, «le Président de la République nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation de celle-ci ».
Clementus Lusamba Lua Mbombo/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
