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Gouvernement : « Handicap Zéro/Ongd » interpelle le Premier ministre 

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Eu égard aux tractations actuelles sur la formation du prochain Gouvernement qui sera issu de la nouvelle coalition de l’union sacrée de la nation, l’ONGD Handicap Zéro, une association qui milite pour la promotion, la protection et la participation des personnes handicapées au travers l’information et l’éducation, donne sa position concernant la question de la participation des personnes handicapées au sein des institutions de la République tel que le prévoit la Constitution.

En effet, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a affirmé sa ferme volonté de remédier à la marginalisation des personnes en situation de handicap en instaurant pour la première fois, au sein du premier Gouvernement de son mandat, un ministère délégué en charge des personnes vivant avec handicap et personnes vulnérables.

Sans omettre le caractère incontestablement salutaire de l’instauration de ce département au vu de la démographie des personnes sous le coup d’un handicap, environ 15 millions de Congolaises et des Congolais, il reste que la dénomination même du ministère renferme une sémantique discriminatoire et restreint à la fois la portée de l’action de ce ministère, a priori, transversal.

Premièrement, la loi fondamentale en son article 12 dispose que « Tous les Congolais sont égaux devant la loi et ont droit à une égale protection des lois ».

Il ressort de cet article que tout Congolais doit bénéficier de tous les droits et avantages que les lois de la République prévoient. Les personnes handicapées étant également des Congolais à part entière, elles doivent aussi faire partie du Gouvernement national ainsi que dans toutes les autres institutions tant nationales, provinciales que locales.

De plus, l’article 49 alinéa 2 de la même Constitution proclame que « l’Etat a le devoir de promouvoir la présence de la personne avec handicap au sein des institutions nationales, provinciales et locales. »

Il ressort de cette disposition constitutionnelle que les personnes handicapées ne doivent pas seulement avoir un ministère mais cette disposition va plus loin car elle exige la présence des personnes handicapées au sein de toutes les institutions.

De ce qui précède, l’ONGD Handicap Zéro formule les recommandations suivantes :

– Maintenir le département chargé des personnes dites « handicapées » ;
– Fusionner le ministère actuel en charge des personnes vivant avec handicap avec un autre du même aspect humanitaire pour éviter les conflits d’attribution ;
– Assurer la participation effective des PVH dans les institutions à tous les niveaux, sur fond de des articles 12 et 49 de la Constitution ;
– Appliquer une dénomination appropriée et non discriminatoire. Nous proposons en lieu et place, la dénomination du « ministère de l’Égalité des chances » ;
– Nommer les PVH dans d’autres ministères (Intérieur et Sécurité, Santé, Environnement, …) et ne pas restreindre ainsi la situation de handicap à un seul département car cela constitue également un motif de discrimination.

Cependant, la participation à la cause des PVH doit être opposable à tous les ministères.

En conclusion, nous disons que nous ne voulons pas de ce ministère en charge des Personnes handicapées car cette dénomination est, pour nous, une autre forme de discrimination. Les personnes handicapées ne sont pas là pour gérer uniquement le ministère en charge des personnes handicapées mais elles peuvent aussi s’occuper d’autres ministères en fonction de compétences et formations des PVH. C’est d’ailleurs la meilleure façon de promouvoir et de faire participer cette catégorie des personnes dans la gestion de la chose publique et éliminer toutes formes de discrimination dont elles sont victimes.

C’est aussi ça l’esprit des articles 12 et 49 de notre constitution qui mettent tous les Congolais au même point d’égalité d’un côté, et de l’autre, les autorités doivent promouvoir la participation des personnes handicapées au sein de toutes les institutions tant nationales, provinciales que locales.

Pour Handicap Zéro
Rehema Sergine Gino
Présidente
Kinshasa, le 11 mars 2021

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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