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Goma: Un cambiste blessé par arme à feu au quartier Mabanga Sud, argent et autres biens emportés !
Ce phénomène semblait prendre une trêve dans la ville touristique de Goma, en province du Nord-Kivu.
Cependant, dans la soirée de ce vendredi 13 mai 2022, un changeur de monnaie a été froidement criblé des balles sur avenue Ikobo au quartier Mabanga-Sud, dans la commune de Karisimbi, par des bandits armés non identifiés.
« Evariste Nutula, c’est le nom de la victime. C’est un jeune garçon qui a été filé par ces inciviques qui étaient sur une moto aux environs de 17h00. La même moto a été utilisée pour prendre le large emportant avec eux argent et autres biens de leur cible, après le forfait », affirme Claude Rugo, président du Conseil de la jeunesse en commune de Karisimbi.
Celui-ci dit condamner ce énième incident sécuritaire. Le président du Conseil de la jeunesse de Karisimbi précise que la victime a été vite acheminée à l’hôpital CBCA où elle est actuellement pour des soins appropriés dans un état qui n’est pas à craindre.
Signalons que cet incident intervient alors que l’autorité urbaine, dans un communiqué, venait d’appeler les habitants du chef-lieu du Nord-Kivu au calme consécutivement à une alerte sur une menace sécuritaire qui pèse sur la ville de Goma, qui aurait été faite par l’ambassade des États-Unis en RDC ce jeudi soir à Kinshasa.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
