Culture
Goma : « Situation sécuritaire » et « misère » au cœur de « Ngyangu », le prochain opus du site culturel « Maa’la »
Par le truchement de son président, Espoir Hangi, le site culturel « Maa’la » annonce la sortie d’un nouveau tube intitulé ‘’Ngyangu » ( En dialecte Hunde et signifiant Eboulement, en français) dans la première quinzaine du mois de février 2024.
Chantant pour la paix, la cohabitation pacifique et la cohésion sociale, le poète Espoir Hangi et l’ensemble de « Maa’la Asbl » reviennent dans cette chanson sur la situation sécuritaire ainsi que les misères liées à des circonstances multiples dont les citoyens lambdas font face dans la province du Nord-Kivu et ses différents territoires. Pour eux, il est temps d’enterrer la hache de guerre et consentir les efforts dans l’ensemble pour construire une province du Nord-Kivu où règnera la paix durable.
Outre la sortie de cette chanson qui connait la participation de plusieurs jeunes du site culturel Maa’la, les séances de tournage du nouvel album (troisième du groupe) se poursuivent en bon train dans la ville volcanique de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu en RD Congo.
À la tête de cette initiative, Espoir Hangi, doté de ses connaissances approfondies, joue un rôle crucial dans la formation du groupe. Son leadership a permis d’encadrer et de guider de nombreux jeunes talents au sein du groupe, créant ainsi une pépinière d’artistes en herbe.
Notons également que le site culturel Maa’la ne se limite pas à la musique. Le groupe s’investit dans des domaines variés comme :
– Promouvoir l’art et les métiers pour les jeunes particulièrement dans l’optique de lutter
contre le chômage et la délinquance ;
– Promouvoir la paix et la cohabitation pacifique dans les pays des Grands Lacs;
– Encadrer les enfants non accompagnés et les enfants de la rue (Maibobo) ;
– Encadrer les personnes vulnérables et les filles mères dans les activités génératrices des revenus ;
– Promouvoir l’autonomisation économique ; et Renforcer le système agro-pastoral dans le territoire de Masisi afin de lutter contre la faim.
À travers sa musique, le groupe véhicule des messages sociaux et culturels profonds, mettant en avant l’importance de la préservation linguistique et la nécessité d’adresser des thèmes tels que l’amour, l’éveil patriotique, et surtout, la paix.
Il sied de rappeler que le site culturel Maa’la, créé en 2018, compte dorénavant 2 albums à son actif. Le troisième qui est en studio avec au total 32 chansons qui seront incessamment divulguées sur toutes les plateformes de téléchargement, à l’issue du lancement officiel.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
Société
Gemena : 3 mois d’arriérés, les ouvriers d’IMMO SERKAS dénoncent une gestion défaillante
À Gemena, chef-lieu du Sud-Ubangi, le projet d’asphaltage des voiries urbaines porté par IMMO SERKAS est aujourd’hui au cœur d’une vive controverse. Derrière l’ambition affichée, les travailleurs dénoncent une situation sociale critique marquée par plusieurs mois d’impayés.
Depuis près de trois mois, les ouvriers affirment vivre dans une précarité grandissante. « Nous attendons nos salaires sans réponse claire », confient-ils, évoquant des difficultés quotidiennes devenues insoutenables.
Ce jeudi 30 avril, la tension est montée d’un cran. Dès le matin, des travailleurs se sont rassemblés devant le site de l’entreprise au camp Cotonnier, dans la commune de Labo. « Nous réclamons simplement notre dû », ont-ils insisté, dénonçant des promesses répétées mais non tenues.
Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour pointer une gestion problématique. « Comment un projet structurant peut-il connaître une telle dérive ? », s’interroge un notable local, évoquant une gouvernance jugée opaque.
Les conséquences se font également sentir sur le terrain. Les travaux d’asphaltage accusent un retard important, avec près de trois ans de décalage sur un calendrier initial de 18 mois, alimentant la frustration des habitants.
Déterminés, les ouvriers posent désormais leurs conditions. « Pas de reprise sans paiement intégral », préviennent-ils, tandis que certains acteurs locaux estiment que « les promesses non tenues fragilisent la crédibilité de l’entreprise et compromettent l’avenir du projet ».
Blaise Abita Etambe
