Actualité
Goma/Plan d’urgence pour l’accès à l’eau potable: les orientations du ministre Olivier Mwenze
Le ministre des Ressources hydrauliques et électricité, Olivier Mwenze Mukaleng, a reçu en audience, ce mardi 26 mai, le Directeur Général de la Regideso, Bagbeni Adeito afin d’examiner dans quelle mesure fournir de l’eau potable à cette partie du pays frappée par cette catastrophe naturelle.
Le ministre Olivier Mwenze Mukaleng a, par ailleurs, precisé des orientations à la Regideso de faire un plan d’urgence pour donner rapidement l’accès à l’eau potable à la population de Goma.
« Le ministre nous a conduit pour une séance de travail particulièrement en ce qui concerne la situation à Goma. Comme vous le savez la Regideso est sur place. Elle fournit suffisamment de l’eau, il y a aussi le tiers de la population qui n’a pas d’eau à cause de l’éruption volcanique. Par conséquent, le ministre nous a donné des orientations pour voir dans quelle mesure on va faire un plan d’urgence pour permettre au gouvernement de soutenir les actions et réparer ce qu’il faut réparer, pour donner rapidement l’accès à l’eau potable à la population. Nous avons déjà pris des dispositions avec le directeur provincial qui est entrain de travailler. Nous devons accueillir du carburant, nous devons réparer les tuyaux », a dit à la sortie de cette audience le Directeur Général de la Regideso, Bagbeni Adeito.

le Directeur Général de la Regideso, Bagbeni Adeito
Rappelons-le, dans le cadre de ses activités, le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, a répondu à l’appel du premier ministre qui a invité les membres de son équipe gouvernementale à respecter le délai légal de déclaration du patrimoine. Olivier mwenze , en bon élève, a ainsi répondu à l’appel de son chef et surtout aux respect de la loi en déposant ce lundi 24 mai, la déclaration écrite de son patrimoine auprès du greffier de la cour constitutionnelle.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
