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Actualité

Goma : les participants au Forum pour la paix appelés à l’amour et l’unité

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C’est parti pour le forum des jeunes pour la paix ou journées diocésaines des jeunes au collège Mwanga de Goma. Pendant trois jours, les participants seront outillés sur la culture de la paix.

Pour ce premier jour, les jeunes ont suivi la catéchèse et ont participé à la célébration eucharistique présidée par l’évêque du diocèse de Goma qui les a appelés à l’unité.

Tout a commencé par les enseignements sur la catéchèse catholique aux jeunes participants à ces journées diocésaines des jeunes venus de 4 coins du diocèse de Goma. Ensuite, c’est la célébration eucharistique qui a pris place. C’est Mgr l’évêque du diocèse de Goma qui a dit cette célébration eucharistique.

Dans son homélie, Mgr Willy Ngumbi Ngengele a invité les jeunes à marcher droit, à être des responsables. Il a aussi demandé de cultiver l’amour, l’unité entre eux et d’imiter le Christ qui a aimé ses ennemis.
« Il vous faut être droits, soyez capables de vous justifier. Sachez profiter de la vie et construisez l’unité avec les autres. La force chrétienne ne se limite pas seulement dans nos familles, chez nos amis. Nous en tant que chrétiens, nous devons suivre l’exemple du Christ qui a aimé ses ennemis, aimez ceux qui ne peuvent pas vous faire du bien », a exhorté l’ordinaire du lieu.

Précisons que cette première journée s’est clôturée par le chemin de la croix et les activités culturelles. La deuxième journée, ou ce samedi 27 mars, les jeunes vont bénéficier des thèmes sur la paix, la cohabitation pacifique, la culture de la non-violence et l’entreprenariat.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

Politique

Guillaume Ngefa Atondoko : l’inflexible gardien du Droit au service de la Justice du Peuple

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Il est des nominations qui sonnent comme des professions de foi. Celle de Guillaume Ngefa Atondoko au poste de Ministre d’État, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, le 8 août 2025, est de celles qui redonnent espoir à tout un peuple en quête d’équité. Rares sont les personnalités dont le pedigree international et le courage personnel forcent autant le respect.

Ce juriste chevronné, diplômé de Columbia University et de l’Institut des droits de l’homme de Strasbourg, n’a pas attendu les ors de la République pour servir son pays. Dès les années 1990, alors que la dictature zaïroise étouffait toute velléité de liberté, il cofondait l’AZADHO (devenue ASADHO), bravant menaces et tentatives d’assassinat pour documenter les exactions. Son parcours à l’ONU, où il a piloté la Division des droits de l’homme de la MINUSMA au Mali avant d’en être expulsé pour son intransigeance, puis dirigé l’Examen Périodique Universel à Genève, a forgé en lui une cuirasse d’intégrité.

Aujourd’hui, c’est avec cette même intransigeance morale qu’il a accepté de relever le défi le plus périlleux de sa carrière : restaurer la foi des Congolais en leur justice. Conscient de l’immensité de la tâche dans un système judiciaire miné par la corruption et la lenteur, Guillaume Ngefa n’a pas perdu une minute pour poser les jalons de son ambitieux projet réformateur. Son action s’articule autour d’une vision claire : une justice de proximité, digitalisée et surtout indépendante.

Parmi ses premières initiatives marquantes, on note le renforcement immédiat de la coopération avec la MONUSCO pour l’humanisation du système pénitentiaire congolais, un dossier brûlant tant les conditions de détention sont souvent indignes. En recevant Patience Saï et en relançant les travaux du groupe technique sur la stratégie pénitentiaire, il a démontré que la modernisation des infrastructures carcérales et la protection des détenus, en particulier les femmes, figuraient au sommet de ses priorités.

Parallèlement, il travaille à la digitalisation de la chaîne judiciaire et à la réforme de la formation des magistrats, avec l’ambition affichée de faire de l’École de magistrature un creuset d’excellence éthique et non plus un simple lieu de passage. Mais au-delà des réformes techniques, c’est la dimension profondément humaine et politique de sa mission qui impressionne. Nommé dans un contexte de crise de légitimité suite aux affaires ayant éclaboussé son prédécesseur, il incarne un “pari risqué” sur l’éthique. Pourtant, cet homme qui a documenté les massacres des années 1990 et survécu à l’exil forcé sous Laurent-Désiré Kabila, aborde cette nouvelle bataille avec la sérénité des vétérans.

S’il se définit comme le “ministre du peuple”, c’est parce qu’il sait que la justice ne se décrète pas d’en haut ; elle se vit au quotidien dans les villages reculés et les quartiers populaires. En posant la première pierre d’une justice de proximité et en s’attaquant frontalement aux interférences politiques, Guillaume Ngefa Atondoko ne cherche pas à être populaire, mais à être utile. Et c’est précisément dans cette quête d’une justice intègre et souveraine que réside tout l’espoir d’un État de droit véritable en République Démocratique du Congo.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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