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Goma : Les défenseurs judiciaires exigent le départ du procureur général près la cour dappel
Les défenseurs judicaires de la ville de Goma sont descendus dans la rue ce mercredi 20 novembre. Une façon pour eux d’exiger le départ du procureur général de la République près la Cour dappel du Nord-Kivu. Ces hommes en toges noirs reprochent au magistrat Dianzonzila Batakuwau, la violation de la Constitution, l’imputation dommageable, en qualifiant ses auxiliaires de la justice descrocs; par conséquent, à ne plus prester en cette juridiction.

Partis de la mairie de la ville touristique, en passant par le gouvernorat de province, où ils ont été reçus par le ministre provincial de l’Intérieur, ils ont chuté au parquet général de la République près la Cour dappel du Nord-Kivu. Cest ainsi qu’ils exigent le départ, dans 48 heures, de ce magistrat à la tête de cette instance judiciaire.

« Ce que nous reprochons au procureur général se résume à trois choses: la première, c’est la violation intentionnelle de la Constitution ; la deuxième, l’imputation dommageable à légard des défenseurs judicaires parce que vous avez suivi via la radio Okapi, qu’il a traité tous les membres d’une corporation descrocs et ça, c’est inadmissible de la part d’un procureur général et, enfin, nous lui reprochons la violation de son serment de sage. Lorsqu’un procureur prête serment, il jure de respecter les lois de la République. Et c’est lui le garant du respect des textes de la République et donc, lui-même ne peut pas les piétiner », a expliqué Me Frédéric Kigovi Tsongo, syndicaliste de ces défenseurs judicaires.

Malheureusement, le procureur général incriminé a été absent à la Cour dappel. Personne n’a répondu donc aux doléances de leur mémo ni même au micro des professionnels des medias qui couvraient cette manifestation pour avoir sa réaction et sa version des faits.

Toutefois, les manifestants disent avoir confiance en la justice congolaise et espèrent que la chambre de discipline qui, est déjà saisie, va prendre les mesures disciplinaires dans le délai le plus bref contre le magistrat Dianzonzila Batakuwau.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
