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Goma : Les autorités interdisent une marche de la LUCHA contre l’insécurité

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À Goma, la tension monte entre le mouvement citoyen LUCHA (Lutte pour le Changement) et les autorités locales. Prévue pour ce jeudi 9 janvier 2025, une marche pacifique organisée par la LUCHA a été interdite par le maire intérimaire de la ville, Faustin Kapend Kamand, en raison de la situation sécuritaire jugée fragile.

Dans une lettre adressée au maire et datée du 7 janvier 2025, la LUCHA avait annoncé son intention de mobiliser les citoyens pour dénoncer les tueries répétées des civils à Beni, l’avancée des rebelles du M23 et de l’armée rwandaise dans les territoires de Lubero et de Masisi, ainsi que l’inaction perçue, selon elle, des autorités dans la protection des populations. La manifestation devait partir de l’Institut Supérieur de Commerce (ISC) à 9h00 et se conclure par la remise d’un mémorandum au Gouvernorat du Nord-Kivu.

Cependant, la réponse des autorités locales a été sans appel. Par un courrier officiel, le maire par intérim a signifié que cette marche ne pouvait être autorisée en raison de la précarité de la sécurité dans la ville de Goma. À la place, il a proposé que la LUCHA envoie une délégation de deux personnes pour déposer leur mémorandum. Par ailleurs, des instructions strictes ont été données aux services de sécurité pour veiller à ce que cette interdiction soit respectée.

Cette décision suscite des interrogations, alors que le droit de manifester pacifiquement est garanti par l’article 26 de la Constitution de la République démocratique du Congo. La LUCHA, qui milite depuis des années pour la justice sociale et la protection des civils, pourrait ne pas se satisfaire de cette restriction et envisager d’autres moyens de se faire entendre.

Alors que l’insécurité continue de peser au Nord-Kivu, cette interdiction met en lumière le délicat équilibre entre la gestion de la sécurité et le respect des libertés fondamentales dans une région déchirée par les conflits.

Franck Kaky/CONGO PROFOND.NET

Provinces

Beni : Six membres de la communauté pygmée, dont la star Nzanzu Mangesse, tués lors d’une attaque attribuée aux ADF à Ngadi

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La ville de Beni, au Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Au moins six civils issus de la communauté autochtone pygmée ont perdu la vie dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai 2026 au quartier Ngadi, dans la commune de Ruwenzori.

D’après plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants, les assaillants se sont introduits dans le quartier avant de s’en prendre à un campement occupé par des membres de cette communauté. « Les assaillants ont d’abord ciblé un campement des pygmées où ils ont exécuté les pygmées à l’arme blanche avant de poursuivre l’assaut dans d’autres parties de Ngadi », a relaté un jeune résident du quartier.

Après cette première attaque, les hommes armés auraient poursuivi leur incursion dans d’autres zones de Ngadi. Outre les six personnes tuées dont les corps ont été retrouvés et identifiés par la population locale, plusieurs civils auraient été enlevés et emmenés vers une destination inconnue, faisant craindre un bilan plus lourd dans les prochaines heures.

La population pleure également la disparition de Nzanzu Mangese, considéré comme l’une des personnalités les plus connues de la région. Son décès a provoqué une vive émotion parmi les habitants, qui dénoncent la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Beni.

Cette nouvelle attaque remet en évidence les défis sécuritaires auxquels restent confrontées les populations civiles, en particulier les communautés autochtones, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans la région.

Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET

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