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Goma : Le football local signe son grand retour après une année de silence forcé
Après une saison blanche imposée par l’insécurité, le ballon rond retrouve enfin les pelouses de Goma. L’Entente Urbaine de Football de Goma (EUFGO) a officialisé le calendrier de la saison 2025-2026, marquant la reprise tant attendue du championnat local de Division 1.

La phase aller démarrera le samedi 15 novembre 2025 au stade de l’Unité, symbole d’un retour à la normalité après plus d’un an de pause. Cette reprise est accueillie avec enthousiasme par les passionnés du football, dans une ville longtemps éprouvée par les tensions et les déplacements de population.
Pour cette nouvelle édition, sept clubs prendront part à la compétition :
– FC Goal
– FC Maendeleo Grand Lac
– AS Bwendera
– AS Mont Ruwenzori
– DC Espoir
– FC Mwangaza
– FC Goma Sport
Une participation réduite, conséquence directe de la crise sécuritaire qui a paralysé plusieurs structures sportives. L’absence notable de l’AS Kivu United et du FC Nyiragongo, deux figures historiques du championnat, alimente d’ailleurs les interrogations. Selon l’EUFGO, ces clubs n’ont pas été inscrits pour des « raisons encore non élucidées ».

La saison 2024-2025 avait été déclarée blanche après de multiples interruptions provoquées par les affrontements dans le territoire de Nyiragongo. Les conditions de sécurité ne permettaient plus la tenue régulière des rencontres, plongeant le football local dans une longue léthargie.
Mais cette fois, la ferveur renaît. La première journée s’annonce prometteuse :
– Samedi 15 novembre (15h30) :
FC Goal vs FC Maendeleo Grand Lac (match d’ouverture)
– Dimanche 16 novembre :
AS Bwendera vs AS Mont Ruwenzori (13h00)
DC Espoir vs FC Mwangaza (15h00)
La phase aller se poursuivra jusqu’à la mi-décembre avant la trêve des fêtes.
Pour les Gomatraciens, ce retour du championnat n’est pas qu’une simple compétition sportive : c’est un message d’espoir et de résilience. Le stade de l’Unité, longtemps silencieux, se prépare à résonner de nouveau aux chants des supporters et aux cris de joie des buteurs.
Cedrick Sadiki Mbala
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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa
Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.
Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté
Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.
Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.
Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :
« Toli Kolumpe »
« Kin Kiesse »
« Solomo »
« Nandimi te Nakotika te »
« Kazo »
« Masela »
« Kabobo »
« Mena »
« Reviens Hyppau »
À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.
« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
