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Goma : interdition formelle de circuler sans cache-nez à partir de ce mercredi !

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L’annonce est du ministre provincial des Finances et Mines, faîte ce lundi 10 août à la presse à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Il l’a dit après avoir visité certaines écoles, se rassurant du respect des mesures et barrières dans plusieurs établissements scolaires dont les finalistes ont repris les cours ce même lundi 10 août.

Pour David Kamuha Musubao, l’on a constaté que la plupart de la population du Nord-Kivu a confondu la fin de l’Etat d’urgence sanitaire à la fin de la pandémie. D’où le relâchement de ces mesures et barrières par la population.

Pour les faire observer afin de lutter contre cette maladie surtout que la province enregistre, ces derniers temps, une croissance des cas de Covid-19, l’argentier de la province du Nord-Kivu annonce qu’un bouclage de la police commence à partir de ce mercredi 12 août pour arrêter ceux qui ne portent pas de cache-nez.

« Pour essayer de renforcer effectivement les mesures, le gouvernement provincial a pris certaines mesures plus fortes puisque d’ici le mercredi prochain, nous allons organiser le bouclage dans toute la ville, dans toute la province. Désormais, ne pourra être admise à la circulation que la personne qui pourra avoir son masque et bien le porter. Nous allons renforcer le contrôle au niveau des points d’entrée de la ville, au niveau des points chauds, des carrefours pour nous rassurer que dans les bus, dans tous les moyens de transport, les mesures sont respectés », a annoncé David Kamuha Musubao.

Les contrevenants seront amenés au stade les volcans en ce qui concerne la ville de Goma et seront soumis à payer les amendes, a précisé cette autorité.

Selon le dernier bulletin épidémiologique, le Nord-Kivu compte actuellement 446 cas de Covid-19 et donc, vient à la deuxième position après Kinshasa parmi les provinces déjà touchées par cette pandémie.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET


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Patrick Muyaya : » Kagamé est le dernier sur la liste mondiale des démocrates ! »

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Accusant le président Félix Tshisekedi de manœuvrer, avec la guerre de l’Est, pour éviter d’organiser les élections en 2023, le président du Rwanda, Paul Kagamé, a été classiquement recadré par le porte-parole du gouvernement de la RDC, Patrick Muyaya, ce jeudi 1er décembre au cours d’un briefing avec la presse à la RTNC. En un mot, indique-t-il, Kagamé n’a pas qualité de s’exprimer sur cette question de souveraineté nationale.

 » Avant que Paul Kagamé se prononce sur les élections en RDC, il devrait avant toute chose répondre sur l’existence de la liberté d’expression et de manifestations dans son pays mais aussi de ses méthodes d’accession au pouvoir et surtout de la pratique mise en place pour s’éterniser au pouvoir », a appuyé le porte-parole du gouvernement.

Au regard de toutes les violations des droits de l’homme dénoncées par son opposition et plusieurs organisations indépendantes, Patrick Muyaya a conclu que Paul Kagamé « n’est pas un modèle en ce qui concerne la démocratie ».

Des déclarations qui transpirent la déception 

 » Les déclarations qu’il fait sont consécutives à sa déception de toujours penser joué un rôle en RDC, parce qu’il se fait non seulement porte-parole du M23, mais aussi il se présente, lui et son gouvernement, comme protecteur des groupes armés de communautés congolaises. Au nom de quel mandat ? Il est possible pour lui de faire la politique dans son pays et de nous laisser la nôtre. Quoiqu’il en soit, ce n’est pas lui qui doit venir nous dire ce que nous devons faire”, a déclaré Patrick Muyaya.

Pour lui, l’objectif derrière toutes ces agitations est de déstabiliser politiquement le Président Félix Tshisekedi. “Son ambition, c’est de déstabiliser politiquement le président Tshisekedi. C’est l’œuvre dans laquelle il est engagé et je pense que certains de ses alliés le lui ont dit. Ce n’est pas parce que vous agitez un mouvement terroriste que vous allez vous faire renaître parce que c’est la violence qui vous a toujours guidé et vous pensez que cela est suffisant pour perturber non seulement la RDC de manière entière pour briser justement l’élan dans lequel nous sommes”.
Ayant décelé le stratagème de Paul Kagame qui cherche à interférer dans les prochaines élections afin de s’assurer qu’en 2023, il aura certains acteurs politiques acquis à sa guise pour continuer le bradage et le pillage de réssources naturelles que dispose la RDC, Patrick Muyaya a énuméré les raisons pour lesquelles le président Kagame devrait s’abstenir d’un quelconque commentaire sur ce qui concerne les élections. « Premièrement, avant de parler des élections, on doit parler de la liberté d’expression. Est-ce que la liberté d’expression existe au Rwanda ? Deuxièmement, on parle de liberté de manifestation. Est-ce que la liberté de manifestation existe au Rwanda ? Non. Troisièmement comment il est arrivé au pouvoir ? Quelle est la méthode qui a été utilisée ? Quatrièmement, je ne vous rappelle rien mais vous vous souvenez du référendum qui s’est tenu, je crois en 2015, ou à 99,1% ou 98,1%, on a dit oui à une forme de présidence à vie parce qu’il s’est assuré de rester au pouvoir jusqu’en 2034 […] Je pense qu’en ce qui concerne la démocratie, mondialement, il est le dernier sur la liste, c’est connu ! », a conclu le ministre Muyaya.
Sandra Kagaba/CONGOPROFOND.NET

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