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Goma : Fally Ipupa, Tiken Jah, Yekima…, les têtes d’affiche du festival Amani 2024
La ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, va accueillir la dixième édition du festival Amani du 16 au 18 février 2024. Les festivaliers vont se rassembler par la culture pour une cause commune : les chants pour la paix, la danse pour le changement.
Délocalisée à Bukavu, l’année dernière, le Festival Amani est ramené au village Ihusi, à Goma. Des stars y conviées reflètent, sans nul doute, la hauteur de l’événement.
Tiken Jah Fakoly, cette icône de la scène de reggae, porte-parole de la jeunesse ivoirienne et africaine face à toute forme d’injustice sera de retour à Goma, une ville volcanique qu’il a découverte en 2015 en marge du même festival.
“ Bonne nouvelle ! Tiken Jah Fakoly sera de la partie à la 10e édition du Festival Amani à Goma, du 16 au 18 février 2024 ! (…) Ses chansons véhiculent des messages d’unité et de paix ”, a confirmé l’organisation sur ses réseaux sociaux.
Sur le haut de la scène du festival, Jah Fakoly aura un rôle à jouer : conscientiser et prêcher la paix et l’unité aux festivaliers avec des tubes comme « Justice », « Le pays va mal », « Promesse de caméléon », « Les audits», etc.
Sortir la Rumba de son ornière de la routine et lier la hanche à la tête, tel est l’autre défi de l’organisation. Ainsi, l’artiste slameur Yekima De Bel Art sera de retour à Goma pour célébrer les 10 ans du festival Amani.
Le 17 février va raisonner « Rumba parlée » et d’autres tubes de la « Poésidence ».
Fally Ipupa est la star vedette de cette dixième édition. La fête sera totale à l’image des guest. Mercredi 17 janvier, c’est Fally Ipupa qui est annoncé au chef-lieu de la province du Nord-Kivu, 5 ans après son dernier passage.
“ L’Aigle va survoler la scène à Goma le 18 février avec ses chansons célébrant la joie de vivre. Comme vous, on a hâte ”, annoncent les organisateurs.
Le Festival Amani, une Asbl qui se tient chaque année à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, vise à rassembler par la culture et ainsi offrir un espace de fête, loin des problèmes quotidiens et des séquelles de la guerre, où les peuples de la région des Grands Lacs peuvent se rencontrer, penser et s’engager pour un avenir commun meilleur.
Fally Ipupa vient solidifier une liste des premiers invités déjà forte. Au-delà de l’ivoirien Tiken Jah Fakoly, le slameur Yekima de Bel Art, U&i un duo de musique électronique originaire de Belgique qui fusionnent de manière harmonieuse la house, la techno mélodique et surtout l’afro house dans leur son distinctif est aussi attendu pour les 10 ans du festival Amani.
L’autre invitée : la jeune chanteuse malienne Hawa Diallo alias « Black AD », l’une des étoiles montantes de l’afro-mandingue.
Révélée au public malien grâce à son hit « Mali », c’est le Prix Découvertes RFI 2022 qui la propulsera au-devant de la scène internationale.
Le festival Amani vise aussi à redorer l’image de Goma, de l’Est de la RDC et de la région des Grands Lacs, de manière générale, et montrer au monde la volonté qu’ont les jeunes et les moins jeunes de la région de construire un avenir meilleur et d’user de leur talent pour y arriver.
Rendez-vous à Goma pour « les chants pour la paix» et la « danse pour le changement ».
Verite Johnson/CONGO PROFOND.NET
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Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
