Actualité
Goma accueille un concert humanitaire le 7 juillet, organisé par Maal’a ASBL pour soutenir les enfants orphelins de la guerre.
Le Site Culturel Maal’a ASBL, dirigé par le poète Espoir Hangi, prévoit un grand concert humanitaire qui se tiendra le 7 juillet 2024 à Goma, dans la province du Nord-Kivu.
Selon les informations parvenues à la rédaction de CongoProfond.net ce vendredi 17 mai, ce concert humanitaire aura lieu dans la salle « Baraka » située au rond-point Terminus – ULPGL à Goma, dans la province du Nord-Kivu.
Sous le thème « Vivre ensemble en paix en tant qu’unique communauté », le Site Culturel Maal’a ASBL accueillera les amateurs de musique culturelle.
« Nous prévoyons un grand concert humanitaire le 7 juillet prochain à Goma. Au cours de cet événement, nous collecterons des fonds qui seront destinés à nos compatriotes qui vivent désormais dans les camps de déplacés. Nous invitons tout le monde, sans distinction, à venir soutenir notre cause et apporter un sourire à nos frères et sœurs, en particulier aux enfants orphelins victimes de la guerre M23-RDF. Le prix standard du billet est fixé à 3 000 FC, mais cela n’empêche pas ceux qui le souhaitent de contribuer davantage à notre action et notre mission », a déclaré Espoir Hangi lors d’une interview avec votre média.
En plus de collecter des fonds pour venir en aide à ses compatriotes congolais, cet artiste et l’ensemble du Site Culturel Maal’a ASBL annoncent également que ce grand concert humanitaire sera marqué par des messages de paix, notamment la promotion du vivre ensemble.
À la tête de cette initiative, Espoir Hangi, grâce à ses connaissances approfondies, joue un rôle crucial dans la formation du groupe. Son leadership a permis d’encadrer et de guider de nombreux jeunes talents au sein du groupe, créant ainsi une pépinière d’artistes en herbe.
Il convient de noter que le Site Culturel Maal’a ASBL ne se limite pas à la musique. Le groupe s’engage dans divers domaines tels que :
– Promouvoir l’art et les métiers chez les jeunes, en particulier dans le but de lutter contre le chômage et la délinquance ;
– Promouvoir la paix et la cohabitation pacifique dans les pays des Grands Lacs ;
– Encadrer les enfants non accompagnés et les enfants des rues (Maibobo) ;
– Encadrer les personnes vulnérables et les mères célibataires dans des activités génératrices de revenus ;
– Promouvoir l’autonomisation économique ;
– Renforcer le système agro-pastoral dans le territoire de Masisi afin de lutter contre la faim.
À travers sa musique, le groupe transmet des messages sociaux et culturels profonds, mettant en valeur l’importance de la préservation linguistique et la nécessité d’aborder des thèmes tels que l’amour, l’éveil patriotique et surtout la paix.
Il est à noter que le Site Culturel Maal’a ASBL, créé en 2018, compte actuellement 2 albums à son actif. Le troisième album, qui est en cours de réalisation avec un total de 32 chansons, sera bientôt disponible sur toutes les plateformes de téléchargement, à l’issue du lancement officiel.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
