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Goma : 8 mois après l’éruption du volcan, le festival « Amani » ouvre ses rideaux
Le Festival « Amani », un événement culturel dédié aux chants et la danse pour la paix dans la région de Grand lacs, a ouvert ses portes ce vendredi 04 février 2022.
Contrairement aux éditions précédentes, cette 8ème édition se déroule durant 3 jours au village Ihusi à Kituku à l’ouest de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.


L’inscription de la rumba congolaise au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco est à l’honneur cette année, d’après l’équipe organisatrice.
Loin de faible engouement au premier jour, nous avons remarqué les présences sur le site de Patrick Muyaya et Catherine Kathungu, respectivement ministres des Médias et communication, porte-parole du gouvernement, et de la Culture et arts, voire celle de Bintu Keita, la cheffe de la MONUSCO..

Mohombi, Robinio Mudimbu, Alesh, Roga Roga, SLM et plusieurs autres artistes sont au rendez-vous pour divertir les festivaliers.
Notons que l’édition 2021 a été annulée et celle-ci se tient 8 mois après l’éruption du Volcan Nyiragongo.
Verite Johnson depuis Goma
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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
