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Gisaro en tournée d’inspection : Modernisation en cours des avenues B.A.T ( N’Sele), Sefu ( Lemba), de la Paix (Kisenso) et 14è rue Limete

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Le patron des Infrastructures en République Démocratique du Congo, Alexis Gisaro, a visité quelques chantiers en pleine exécution dans la ville de Kinshasa. Dans son périple, il a chuté à N’sele a été donné le go du lancement des travaux de la route B.A.T, ce jeudi 06 juillet, dans l’optique de matérialiser la vision du chef de l’État, Félix Tshisekedi, prônant l’amélioration des conditions de vie de la population congolaise.

En effet, le ministre d’État Gisaro a consacré, le même jour, la majeure partie de sa journée à visiter les travaux dans les différents chantiers, en commençant par la commune de Lemba, puis Limete, Kisenso et, pour finir, à N’sele. Objectifs : s’imprégner de l’état d’avancement des travaux et lancer d’autres.

Concernant le timing de la modernisation de la route B.A.T, longue de 2 Km à N’Sele, dans son allocution, le ministre a donné un rendez-vous de six mois pour son inauguration. Par la même occasion, il a conscientisé la population de N’sele de rester vigilante et de veiller sur les travaux, en cas de problème son cabinet reste ouvert à tout le monde. La population en liesse venue palper le début de ces travaux a communié avec le ministre Gisaro.

Lemba, Limete 14e rue et Kisenso Bikanga : Les travaux avancent 

De la première porte de la Fikin jusqu’à l’école Mokengeli, sur l’avenue Bembezi au quartier de l’École, dans la commune de Lemba, le tronçon de l’avenue Sefu, d’une longueur de 2 km 300, est entrain de subir une réhabilitation totale. Quant au périmètre de l’avenue Botango, au quartier commercial, lieu surnommé « Boucle » qui va jusqu’à la maison communale de Lemba, des travaux de construction et d’assainissement sont en cours à la grande joie de la population du coin. Celle-ci n’a pas manqué de l’exprimer au ministre en l’ovationnant.

De passage à la 14e rue Limete, voie qui relie le boulevard Lumumba à la route des Poids lourds, le constat de sa  praticabilité a été fait après un long moment d’inactivité.

A Kisenso, précisément dans le quartier Bikanga, l’avenue de la Paix a subi une modernisation de qualité permettant maintenant à la population de circuler en toute quiétude et surtout de valoriser cette partie de Kinshasa.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

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Lutte contre les flux financiers illicites : La RDC muscle son arsenal judiciaire avec le projet LuCOFFI

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La RD Congo intensifie sa riposte contre les flux financiers illicites. Sous l’impulsion du procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, un ambitieux programme de renforcement des capacités a été lancé dans le cadre du projet LuCOFFI (Lutte contre les flux financiers illicites). Cette initiative, mise en œuvre avec l’appui de la coopération allemande à travers la GIZ et financée par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), vise à renforcer durablement les compétences des autorités d’enquête et de poursuite dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

La RDC sous pression du GAFI

Depuis octobre 2022, la RDC est placée sous surveillance renforcée du Groupe d’action financière (GAFI) en raison de lacunes identifiées dans son dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Dans ce contexte, le projet LuCOFFI s’inscrit directement dans le plan d’action exigé par cette organisation internationale, notamment au titre du Résultat Immédiat 7, qui concerne le renforcement des capacités des institutions chargées des enquêtes financières. À la fin de l’année 2025, près de 64 % des activités prévues avaient déjà atteint un niveau d’exécution compris entre 80 et 100 %, marquant des avancées significatives dans la modernisation des outils et méthodes d’enquête.

Former un noyau d’experts nationaux

Au cœur du programme figure la formation des formateurs (Train-the-Trainer) organisée à Kinshasa du 23 au 27 février 2026. Cette session intensive de cinq jours a réuni des membres sélectionnés de l’UNICEP ainsi que des représentants de la CENAREF, avec pour objectif de constituer un noyau national d’experts capables de transmettre à leur tour les compétences acquises.

Les participants ont été initiés à l’utilisation du manuel de procédure en enquête financière parallèle, un outil méthodologique destiné à structurer les investigations financières et à mieux articuler celles-ci avec les enquêtes pénales classiques.

L’entrée des technologies analytiques dans les enquêtes

L’une des innovations majeures de cette initiative est l’introduction du logiciel Tovek, un outil d’analyse et de visualisation avancée capable de traiter d’importants volumes de données financières. Grâce à ses fonctionnalités de cartographie relationnelle et de détection de connexions cachées, ce logiciel permet d’identifier des réseaux financiers complexes et de retracer des flux suspects souvent dissimulés dans des structures opaques.

Des démonstrations pratiques ont permis aux enquêteurs congolais d’expérimenter l’application de cette technologie sur des cas simulés inspirés de situations réelles, notamment dans les secteurs minier et financier.

Vers une meilleure coordination des institutions

Au-delà de la formation, le projet LuCOFFI prévoit plusieurs activités complémentaires entre février et avril 2026. Celles-ci incluent la finalisation et la validation des outils d’enquête, la supervision d’enquêtes pilotes, l’organisation de voyages d’étude dans des juridictions partenaires ainsi que la tenue d’un atelier consacré aux leçons apprises.

L’objectif est d’améliorer la coordination entre les différentes institutions impliquées dans la lutte contre les flux financiers illicites et de consolider les mécanismes de coopération nationale et internationale.

Un pas vers la sortie de la surveillance internationale

La phase actuelle du projet marque une étape décisive dans la consolidation des réformes engagées par la RDC. La création d’un pool national de formateurs, l’introduction d’outils technologiques avancés et l’amélioration des mécanismes d’enquête devraient contribuer à renforcer l’efficacité du système judiciaire face aux crimes financiers.

La soumission du rapport final du projet, prévue en avril 2026, dressera le bilan des avancées et proposera une feuille de route pour la poursuite des réformes. À terme, ces efforts pourraient permettre à la RDC de satisfaire aux exigences du GAFI et de sortir progressivement de la liste des pays sous surveillance renforcée.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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