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Gestion intégrée des déchets : l’Algerie et la RDC prêtes à coordonner leurs efforts
La République Démocratique du Congo veut se doter d’un système national intégré de gestion de déchets. C’est la volonté claire qui ressort du ministre de l’Environnement et développement durable, Claude NYAMUGABO, prenant part au workshop virtuel sur l’état des lieux de la gestion des déchets en Algérie et en Rdc. Activité organisée par l’agence nationale des déchets de l’Algérie et la fédération des entreprises du Congo (FEC) en prélude du salon virtuel sur la gestion des déchets qui se tiendra au mois de juin 2021.
Pour le ministre congolais, ce système permettra d’inscrire les interventions de tous les acteurs dans la logique d’un système fonctionnel, avec les responsabilités réparties entre plusieurs niveaux de décisions et d’actions pour un objectif commun.
La vision a 3 pilliers importants notamment la communication pour un changement radical des comportements et des mentalités ainsi que l’adoption par tous les acteurs des pratiques positives; la coordination par l’État à partir du gouvernement central et à travers les entités territoriales décentralisées et déconcentrées des actions de tous les intervenants pour la mise en synergie des actions et moyens et la contribution à une vision et à des objectifs commun et enfin la collaboration avec la Société civile et le secteur Privé à travers diverses formes de partenariats et délégation des responsabilités.
A moyenne échéance comme le veut le Chef de l’État Felix TSHISEKEDI, le système national intégré de gestion des déchets permettra de transformer les déchets en opportunités économiques et à favoriser une économie circulaire qui permettra de créer de nouveaux emplois pour la jeunesse.
Déjà en 2019, la RDC avait adopté en Conseil des ministres une décision sur les préparatifs d’un Forum de haut niveau sur la gestion intégrée des déchets face au développement durable.
Lors de ce workshop virtuel un état des lieux sur la gestion des déchets en Algérie puis en RDC a été dégagé.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
