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Gestion de proximité, Rigueur et Éthique : La méthode Batukonke au cœur de la mission du FPI au Haut-Katanga

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Au-delà de l’évaluation des projets industriels, la mission effectuée dans le Haut-Katanga par le Directeur Général du Fonds de Promotion de l’Industrie, Hervé Claude Batukonke, a également révélé un style de management fondé sur la proximité, la discipline et l’éthique.

Un manager de terrain proche des travailleurs

Durant son séjour à Lubumbashi, Hervé Claude Batukonke s’est illustré par une approche inhabituelle dans la gestion des entreprises publiques. Le DG du FPI s’est présenté dès 7 heures du matin au siège provincial de l’institution afin d’échanger directement avec les agents.

Cette rencontre a permis aux travailleurs de poser librement leurs préoccupations. Certaines questions ont obtenu des réponses immédiates, tandis que d’autres feront l’objet d’un examen approfondi.

Par cette démarche, le patron du FPI veut démontrer qu’il dirige toutes les entités de manière rapprochée, aussi bien à Kinshasa qu’en province. Une gestion de proximité qu’il considère essentielle pour améliorer le rendement de l’institution.

Une ligne rouge éthique contre toute complaisance

La mission dans le Haut-Katanga a aussi été marquée par un geste symbolique. À l’issue de la visite du groupe Mining Engineering Services, les responsables de l’entreprise ont offert une œuvre d’art au DG du FPI en signe de reconnaissance pour son soutien à l’industrialisation.

Hervé Claude Batukonke a accepté ce présent tout en rappelant un principe personnel strict : il refuse tout cadeau d’une valeur supérieure à 50 dollars américains.

Pour lui, cette exigence morale constitue une garantie contre toute complaisance dans le traitement des dossiers de financement. Une manière d’afficher publiquement sa volonté de promouvoir une gouvernance rigoureuse et transparente au sein du FPI.

Recouvrement de la taxe et sécurisation du patrimoine du FPI

Au cours de cette mission, le DG du FPI a également rencontré Martin Kazembe afin de renforcer la collaboration entre le gouvernement provincial et le Fonds de Promotion de l’Industrie.

Les échanges ont porté sur l’accompagnement des entreprises locales mais aussi sur le recouvrement efficace de la Taxe de Promotion de l’Industrie, considérée comme un levier stratégique pour financer l’industrialisation du pays.

À Likasi, la délégation a visité les installations de la Société ferroviaire du Congo, spécialisée dans la fabrication des traverses en béton et d’autres matériaux de construction. L’entreprise souhaite bénéficier d’un financement du FPI pour développer ses activités.

Enfin, avant de clôturer sa mission, Hervé Claude Batukonke s’est rendu sur le site de Manoa destiné à la construction des logements des travailleurs. Face aux risques de spoliation, le DG a pris plusieurs mesures de sécurisation en présence des avocats-conseils du FPI, réaffirmant ainsi sa volonté de protéger le patrimoine de l’institution.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Est de la RDC : Human Rights Watch accuse le M23 et l’armée rwandaise de graves exactions à Uvira

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L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch accuse les rebelles du M23 et des soldats rwandais d’avoir commis de graves violations contre des civils lors de l’occupation de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans un rapport publié ce jeudi 14 mai, l’ONG évoque notamment des exécutions sommaires, des viols, des disparitions forcées et des enlèvements survenus entre décembre 2025 et janvier 2026.

Des témoignages accablants recueillis sur le terrain

Selon Human Rights Watch, les enquêteurs ont rencontré plus d’une centaine de témoins, survivants et responsables locaux afin de documenter les violences commises après la prise d’Uvira par les combattants de l’AFC/M23 soutenus, selon l’organisation, par des éléments de l’armée rwandaise. L’ONG affirme que plusieurs civils non armés, dont des femmes et des mineurs, auraient été ciblés alors même que les forces gouvernementales congolaises avaient déjà quitté la ville.

Parmi les récits recueillis figure celui d’un père ayant perdu quatre de ses fils, exécutés dans leur maison par des hommes armés accusant les victimes d’être proches des groupes d’autodéfense wazalendo. D’autres témoignages font état de violences sexuelles commises contre des femmes parties chercher de la nourriture dans les zones agricoles autour de la ville.

Human Rights Watch parle de possibles crimes de guerre

Pour l’organisation, la nature des actes documentés pourrait relever de crimes de guerre. Human Rights Watch estime également que le rôle joué par les forces rwandaises dans cette occupation renforce les accusations selon lesquelles Rwanda agirait directement aux côtés du M23 dans l’est congolais, ce que Kigali continue de nier.

L’ONG appelle la communauté internationale à intensifier les enquêtes indépendantes et à sanctionner les responsables présumés des abus. Elle demande aussi une meilleure protection des civils dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, régulièrement secouées par les affrontements armés.

Une situation sécuritaire toujours explosive à Uvira

La ville d’Uvira reste au cœur des tensions dans le Sud-Kivu malgré le retrait annoncé du M23 en janvier dernier. Plusieurs rapports évoquent encore des violences, des déplacements massifs de populations et la découverte de fosses communes après le départ des rebelles. Les autorités congolaises et les groupes armés locaux continuent de s’accuser mutuellement de nouvelles violations contre les civils.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

 

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