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Germain Kambinga : invisible comme ministre, offensif dans les réseaux sociaux !
Sa nomination en août 2019 au poste de Vice ministre de la formation professionnelle, arts et métiers dans le premier Gouvernement sous l’ère Félix Tshisekedi, Germain Kambinga, ancien ministre de PME, avait suscité beaucoup d’espoir au vu de son parcours politique ou de son expérience en tant que ministre de PME.
Dès sa nomination, il dit ne pas comprendre l’acharnement contre sa personne et s’est dit être un homme éprouvé par la méchanceté, la médisance et la calomnie mais promet de faire de son mieux pour répondre aux attentes placées en lui.
« Le visage d’un homme éprouvé par la vie, éprouvé par la méchanceté, la médisance et la calomnie.
Tout a été fait pour me détruire, m’humilier , me salir…Je n’ai jamais compris cet acharnement sur ma personne…, » avait-t-il écrit sur sa page Facebook officielle.
Cette description peu reluisante va hanter à jamais son mandat jusqu’à ce jour.
Beaucoup des personnes ne savent même plus s’il est encore ministre en fonction.
Quand on regarde sur son compte Facebook, aucun post sur son activité en tant que vice ministre.
Sa dernière publication sur Facebook date du 23 juillet 2020. Il publié une vidéo de la marche du FCC en écrivant: » le centre a marché.
https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3351705788194385&id=100000649916591
Le 14 juillet, il a posté une photo de lui entrain de faire du jardinage en écrivant: « J’ai la main verte ?heureux … »
https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3325980964100201&id=100000649916591
Si ce n’est pas des photos de lui en voiture et des maximes tirés par ci et par là.
Sur l’un de ses comptes tweeter (il en a deux), c’est la même routine.
Voici ce qu’il a publié il y a 4 jours: « L’ultracrepidarianisme est un mal que la société congolaise doit combattre car la confusion qu’elle engendre bien que démocratiquement inévitable crée une confusion dans l’opinion qui devient un handicap à la bonne gouvernance voulu d’abord comme efficience gestionnaire »
En commentaire, un homme réagi: » On nous appris que l’intelligence c’est la capacité d’une personne de se communiquer avec les autres et se faire comprendre. C’est comme un prof qui dispense la matière avec des gros mots pr faire voir aux étudiants qu’il est plus intelligent or il se rend ridicule devant eux. »
Et le Vice Ministre de réagir en lui répondant sèchement: « Vous portez une cravate ,vous avez l’air d’un homme équilibré mais vous venez sur un message qui ne vous concerne pas particulièrement faire étalage de votre bassesse d’esprit toute honte bue, vraiment le reflet de la tristesse des réseaux sociaux est ici incarnée cher monsieur! »
Voilà le jeu favori auquel se livre le ministre sur ses différents comptes et très souvent pendant des heures où il est censé être dans son travail en usant gratuitement du Wifi lui offert gracieusement par les contribuables congolais.
Et pourtant Germain Kambinga n’est pas tombé en politique comme un poil dans la soupe.
Ancien porte-parole du Mouvement de libération du Congo (MLC), de Jean-Pierre Bemba , Germain Kambinga dirige le ministère de l’Industrie depuis 2014.
Fils de diplomate, cet économiste de formation a étudié dans les meilleures écoles européennes, avant de rentrer au pays pour intégrer le secteur privé.
Surnommé le « Macron congolais », comme lui-même il aime se faire appeler selon Jeune Afrique, il a été élu député de Kinshasa en 2011 avant donc de faire son entrée dans l’équipe ministérielle Matata II.
Sa nomination à 38 ans, comme benjamin du gouvernement a été pour beaucoup un gage donné à la jeunesse. .
Chargé de l’un des dossiers les plus importants : la diversification économique de son pays, il a grâce à son initiative: « consommons congolaise » réussi à briser un moment le mythe de ce qui est étranger et plus meilleur.
Finalement, plus rien. Le jeune ministre s’est mué dans un ascetisme bouddhique voguant jusque dans les parages du nirvana.
Alors que son ministre de tutelle, John Ntumba, a annoncé lors du Conseil des ministres du 24 juillet, son projet de mener des enquêtes de terrain afin de récolter des données spécifiques pour déterminer les formations utiles sur le marché de l’emploi.
Germain Kambinga n’en a même pas touché un mot et bien au contraire, il a cogité toute cette journée sur le plein que venait de faire sa plate-forme politique, le FCC au cours de la marche pour appuyer les institutions de la République.
« Une question a été posé une réponse a été donné :Populaire-Démocratique- Républicaine-Disciplinée maintenant passons à l’essentiel ,ça veut dire le Congo et son peuple avant tout ! https://t.co/pS9q0I9t30, » avait il tweeté le 23 juillet 2020.
On a comme l’impression que le Vice ministre n’en a cure de sa fonction. Peut-être souhaitait-il un poste avec beaucoup plus des responsabilités et un grand bureau.
Lorsqu’on lance la recherche: « activités vice ministre de la formation professionnelle arts et metiers Germain Kambinga » sur google, c’est sa nomination comme vice ministre qui apparaît en premier sur le site de la primature: primature.cd.
Et puis, plus rien. Sûrement qu’il y a des activités qui ont été faites dans ce vice ministère que malheureusement ni google ni un media congolais n’ont répertorié.
L’opinion se rappelle que lors de sa prise de pouvoir, le président de la République, Félix Tshisekedi, n’a-t-il pas promu d’évaluer chaque ministre de son gouvernement?
Et s’il évaluait son Vice-ministre Germain Kambinga, quelle cote lui donneras-t-il?
Heureusement pour lui, dans ce gouvernement éléphantesque et dispendieux, des pareils cas sont légions.
Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
