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Actualité

Genre : un atelier sur la domestication du Protocole de Maputo à Kinshasa

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Il s’est tenu, ce jeudi 06 août 2020 dans la salle polyvalente du secrétariat du ministère du Genre, un atelier sur la domestication de l’Accord de Maputo dans les 24 communes de la ville-province de Kinshasa.

Selon Claudine ISEKUSU, coordinatrice de la cellule d’étude et de la promotion de la femme, famille et enfants du ministère du genre l’atelier a été appuyé par le projet Resonnance via l’ONG internationale Pathfinder. Cet atelier fait suite à d’autres déjà organisés, notamment avec le personnel du ministère du Genre, Familles et Enfants, et avec les points focaux du ministères sectoriels.

Elle a ensuite présenté le protocole de Maputo comme un instrument régional promouvant les droits de la femme où les réalités des femmes africaines sont prises en compte de manière intégrale. Pour elle, le protocole de Maputo est une vraie richesse des droits de la femme en sa globalité.

Pour sa part, la ministre d’État, ministre de Genre, Familles et Enfants, Béatrice Lomeya Alite, a, non seulement lancé le go de cet atelier, mais elle a aussi invité les participants à s’approprier le protocole, et surtout à participer activement aux travaux.

Fidèle à son engagement d’égalité des droits, la ministre a affirmé soutenir les activités organisées dans le cadre de concertation mise en place par la cellule de coalition, et les efforts de tout le monde de regarder dans la même direction et continuer à respecter les droits de femme et des filles en RDC.

« Je voudrais ici rappeler que le protocole ne sera pas seulement respecté dans certaines de ses dispositions, mais dans toute sa globalité, et surtout le faire parvenir dans toute les couches de la population congolaise », a-t-elle martelé.

Dr Moïse Mbila, directeur exécutif de l’Association pour le bien-être familial/Naissances désirables (Abef/Nd) et membre de la CGND, a déclaré à Congoprofond.net que ces assises revêtent un caractère très important, parce que le protocole de Maputo a connu un parcours très long en RDC pour arriver à sa publication dans le journal officiel après sa signature. Il a par ailleurs regretté que les femmes, elles-mêmes bénéficiaires de ce protocole, ne le connaissent presque pas, alors que ce document garantit leur droit. Pour lui, il faut travailler pour que les femmes le connaissent et puissent même jouir de droits qui y sont écrits. Il a promis de soutenir le ministère du Genre pour la domestication de ce protocole très important.

Il est à noter que cet atelier concernait exclusivement les chefs de bureaux, chefs de division et des services en charge du Genre des 24 communes de Kinshasa.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET


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Politique

De Ely Thélot (OIM):« Le rapport PAJ et le projet de loi sur la Traite des personnes examinés et adoptés au sénat sans aucune recommandation »

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Le rapport de la commission Politique, Administrative et juridique (PAJ) sur le projet de loi modifiant et complétant le décret du 30 juin 1940 portant code pénal congolais en matière de prévention et répression de la traite des personnes a été présenté, ce vendredi 25 novembre 2022 en plénière au Sénat.

Le rapport de ces travaux d’analyse approfondi a connu le concours de plusieurs experts à en croire le président de la commission PAJ, Jean Bakomito.

Selon lui : « La commission PAJ a examiné en profondeur le projet de loi sur la traite des personnes qui modifie le code pénal du 30 juin 1940. Nous y avons travaillé avec l’accompagnement des experts de l’Organisation internationale pour les migrations, du ministère des droits humains et de l’agence pour la prévention et lutte contre la traite des personnes ».

Il a en outre donné les raisons pour lesquelles la RDC devrait nécessairement disposer d’une telle loi, car des nombreuses personnes en sont victimes.

« La traite des personnes constitue sur le plan international, le deuxième crime après le trafic de drogue. Cette pratique touche des milliers de personnes car 50 milliards de dollars sont utilisés chaque dans le monde pour faciliter la commission de ce crime contre l’humanité qui touche particulièrement les femmes et les enfants. Il est ici question de réprimer ces faits de manière à décourager totalement tous ceux qui se livrent à cette pratique. Cela est normal dans la mesure où la RDC a adhéré dans plusieurs conventions internationales qui demandent à chaque Etat membre d’insérer dans son arsenal juridique national ce dispositif qui réprime toute forme de traite des personnes. La modification de loi de 1940 pourra aider à protéger des milliers des concitoyens », poursuit-il.

Le PAJ reste serein quant à l’adoption de ce projet de loi lors de la seconde lecture probablement la semaine prochaine.

L’Organisation Internationale pour les Migrants (OIM), partenaire technique qui accompagne l’ALPTP dans cette démarche, promet de toujours appuyer les efforts de la RDC.

« Le rapport et projet de loi ont été examinés et adoptés sans aucune recommandation ni réserve de fond au niveau du sénat aujourd’hui. Nous tenons à remercier la commission politique, administrative et juridique du sénat pour le travail remarquable qu’elle a fait autour de ce projet de loi et félicitons également tous les sénateurs pour avoir analysé et adopté le rapport soumis par la commission. L’OIM se félicite de cette avancée car nous espérons que d’ici le début de l’année prochaine la loi aura été publiée dans le journal officiel. Nous sommes très optimistes car il y va de l’intérêt supérieur de la nation congolaise et de la protection des victimes. L’OIM continuera d’appuyer les efforts de la RDC afin que les criminels qui commettent la traite des personnes soient sanctionnés », a déclaré Ely Thelot, conseiller technique de l’OIM.

Le bureau de la chambre haute du parlement a accordé un délai de 48 heures aux sénateurs pour déposer les amendements. La commission PAJ a également obtenu 48 heures pour examiner lesdits amendements avant l’adoption finale du texte en plénière. Pour l’OIM, le plaidoyer doit continuer auprès des élus pour que le processus aboutisse sans tarder.

Elda Along/ congoprofond.net


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