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« Génocide » social à la Sonas, le RAS appelle à la grève !
Selon un mémorandum adressé au président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Renouveau de l’Action Syndicale( RAS) menace d’aller en grève suite à une cinquantaine de mois d’impaiement.
Par cette correspondance, le RAS félicite d’abord le président de la République Démocratique du Congo pour son élection à la Magistrature suprême et porte à sa connaissance qu’à ce jour, les cadres et agents de la Direction Générale de la Société Nationale d’Assurance accusent plus de 50 mois d’impaiement.
Dans la même optique, informe-t-on, les actifs du siège social de cette entreprise attendent le salaire du mois de janvier 2016 et les pauvres retraités sans pensions de retraite attendent la rente du mois de février 2015, sans oublier les 20 mois de gratifications non payés.
Cette situation d’irrégularité va jusque encore dans les agences/Sonas où il y a arriérés de salaire et gratifications à géométrie variables.
Conséquemment, les agents et cadres effectueront une grève illimitée, souligne-t-il.
Par contre, le RAS demande au président de la Républiqur considéré comme le premier défenseur des travailleurs, de prendre des mesures conservatoires de nommer de toute urgence un comité de crise ou un nouveau comité de gestion, la réhabilitation de tous les délégués syndicaux, cadres et agents licenciés illégalement et l’organisation des élections syndicales.
Baby Mosha/CONGOPROFOND.NET
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Sous pression américaine, l’AFC/M23 annonce un retrait conditionnel d’Uvira
Alors que Washington intensifie, depuis le vendredi 12 décembre, sa pression diplomatique sur le Rwanda accusé de soutenir la rébellion de l’AFC/M23, le mouvement armé a publié un communiqué dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 décembre annonçant son retrait unilatéral de la ville d’Uvira, deuxième agglomération de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Moins d’une semaine après la prise de cette ville stratégique, l’AFC/M23 affirme répondre à une « demande des États-Unis » en décidant de retirer ses forces. Dans son communiqué, le mouvement présente cette décision comme un « geste de confiance » destiné à soutenir le processus de paix en cours, notamment les discussions de Doha, alors que les combats se sont intensifiés ces dernières semaines dans la région.
Cependant, ce retrait est assorti de plusieurs conditions. Le groupe rebelle exige la « démilitarisation de la ville d’Uvira », la « protection de la population civile » ainsi que le « contrôle effectif du cessez-le-feu à travers le déploiement d’une force neutre ». Autant de préalables que l’AFC/M23 juge indispensables pour éviter une reprise des hostilités et garantir la sécurité sur le terrain.
Cette annonce intervient dans un contexte de pression internationale accrue sur Kigali. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur des États-Unis, Mike Waltz, avait déclaré le vendredi 12 décembre que le Rwanda contribuait à entraîner la région « vers davantage d’instabilité et vers la guerre ». Le week-end suivant, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a renforcé ce ton en accusant Kigali de violer l’accord de paix signé récemment à Washington.
Lundi 15 décembre, quelques heures avant la publication du communiqué de l’AFC/M23, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a également averti que son pays examinait « tous les outils à sa disposition », y compris des sanctions, afin de s’assurer que les engagements pris par les différentes parties soient respectés.
Dans l’attente de réactions officielles de Kinshasa et des partenaires régionaux, l’annonce de ce retrait conditionnel suscite autant d’espoirs prudents que d’interrogations sur sa mise en œuvre effective et sur l’évolution de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
