Actualité
Général Ilunga Luyoyo : « Nos boxeurs se sont bien défendus à Tokyo, mais il reste beaucoup à faire… »
En conférence de presse le samedi 14 août dernier, le président de la Fédération Congolaise de Boxe, le Général Ferdinand Ilunga Luyoyo est revenu sur la participation des Léopards, particulièrement ceux de la boxe, aux derniers Jeux Olympiques de Tokyo. Pour lui, le bilan des fauves congolais moyen.
« On s’est battu pour que les enfants se préparent très bien… D’autres athlètes ont terminé les combats par abandon ou K.O, mais cette fois-ci aucun boxeur congolais n’a perdu par K.O. Ils ont fait leurs trois rounds jusqu’à la fin. Nous devons travailler ! C’était notre première expérience, il n’y a pas à incriminer qui que ce soit. Nous devons seulement faire un effort de ne pas rater les différents championnats pour gagner beaucoup des points ( Ranking). Les enfants se sont bien défendus,mais il reste beaucoup de choses à faire », a dit le patron du Nobl’art congolais.
Concernant la réorganisation du staff technique, le président de la Fédération de boxe envisage une réunion avec son comité pour évaluer ce processus. « Nous sommes en réunion avec le comité exécutif pour évaluer le staff technique. Les résolutions seront rendues publiques dans les jours qui viennent. »
Par rapport aux rumeurs sur le refus des boxeurs de toucher leurs primes, Ferdinand Ilunga Luyoyo a tenu à dissiper les malentendus. « Les athlètes ont touché leurs primes. Bracongo, Simba nos sponsors
ont également donné près 2000 dollars avant de partir… », explique-t-il. Puis d’ajouter : « Les jeux olympiques, c’est le Sommet ! C’est plus que même le championnat du Monde. Dire que les athlètes n’ont pas touché leurs primes, c’est faux ! Demandez-leurs, ils tous ont eu leurs primes ! Mais le problème, il faut qu’il y ait d’abord le patriotisme, l’amour du pays. Ils ont bénéficié des mêmes conditions de travail comme tout autre athlète qui a participé à ces jeux… »
Au sujet du porte-étendard à l’ouverture des Jeux, c’est le comité olympique congolais qui a choisi David Tshama comme le porte-drapeau , en lieu et place de Marie Branser, contrairement à ce qui a été annoncé par certains médias.
« On ne peut pas arracher le porte-drapeau à 5 minutes de l’ouverture des Jeux. Le nom se donne trois jours avant, c’est le comité olympique qui choisit celui va porter ça et le COC a donné à David Tshama. Pourquoi il faut créé cette polémique ? », s’interroge Ferdinand Ilunga Luyoyo.
Il faut noter que , les Léopards boxe vont participer, dans deux mois, au championnat du Monde prévu en Russie. La préparation devrait commencer cette semaine. La Fédération prépare également des bourses à l’étranger (Cuba) aux athlètes de moins de 17 ans.
Il sied également de rappeler que le comité Luyoyo est fin mandat.
Dans les jours à venir, la Fédération va annoncer la tenue des élections pour placer des nouveaux membres.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
Politique
Andy Bemba charge Joseph Kabila : « Une incohérence politique au service d’intérêts cachés »
Dans une sortie médiatique au ton incisif, Andy Bemba, président national du parti « Nouvelle Pensée » (NP), s’est exprimé ce vendredi 1er mai 2026 à la suite du discours de Joseph Kabila, intervenu après les sanctions qui lui ont été infligées par les États-Unis. Cette réaction s’inscrit dans un contexte politique particulièrement délétère, marqué par des tensions persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo. « Ces sanctions américaines renforcent ma détermination à défendre la RDC », a déclaré l’ancien chef de l’État.
Selon Andy Bemba, les propos de Joseph Kabila traduisent une contradiction manifeste, voire une duplicité politique difficilement défendable. « Lorsque le président honoraire parle de dictature tout en semblant s’aligner avec une rébellion impliquée dans les violences à l’Est, cela révèle une incohérence majeure dans son discours », a-t-il affirmé, dénonçant une posture qu’il juge à la fois ambiguë et stratégiquement orientée.
L’ancien président, qui a dirigé le pays durant près de deux décennies, se retrouve aujourd’hui au cœur de vives critiques, notamment en raison de positions jugées paradoxales. Pour Andy Bemba, cette attitude est d’autant plus problématique qu’elle émane d’une figure ayant longtemps incarné l’autorité suprême. « Un patriote, et plus encore un ancien président après 18 ans de pouvoir, ne peut agir de la sorte », a-t-il martelé, soulignant une dissonance entre les discours et les actes.
Au-delà de la critique politique, Andy Bemba va plus loin en prêtant à Joseph Kabila des motivations moins avouables. « Derrière le discours sur la dictature se cache en réalité la défense d’intérêts personnels », a-t-il soutenu, évoquant une instrumentalisation du registre démocratique à des fins stratégiques.
Cette charge, aux accents particulièrement sévères, met en lumière les fractures profondes qui traversent la scène politique congolaise. Elle interroge également la crédibilité des prises de position des anciens dirigeants, surtout lorsqu’elles s’inscrivent dans des dynamiques perçues comme contraires à l’intérêt national.
Dans un climat politique où les discours rivalisent avec les non-dits, la frontière entre conviction et calcul semble plus que jamais ténue, laissant planer le doute sur la sincérité des engagements affichés.
Blaise Abita Etambe / CongoProfond.net
