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Garder la mémoire, bâtir la justice : L’engagement inébranlable de « Memorialis Custos in Congo »

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Au cœur de la République Démocratique du Congo, des blessures béantes crient encore leur vérité : crimes de masse, violations graves des droits humains, souffrances tues ou oubliées. Face à cette réalité, Memorialis Custos in Congo (GMC) se dresse comme un rempart contre l’oubli. Gardienne vigilante de la mémoire collective, l’organisation milite pour la justice des victimes et la réconciliation durable entre Congolais.

Pour GMC, la « custodie » n’est pas un simple archivage des douleurs passées. C’est un engagement éthique et dynamique : recueillir, préserver, honorer. C’est transformer la mémoire en levier de justice et en outil de reconstruction nationale.

Documenter : recueillir les voix et les preuves

Depuis les tragiques événements de 1997, GMC recueille méticuleusement témoignages, récits de survivants, et preuves matérielles. Chaque fragment est consigné avec rigueur et respect, car chaque voix compte pour rétablir les faits et construire un récit national fidèle à la vérité.

Préserver : sécuriser la mémoire pour demain

Les archives de GMC sont numérisées, sécurisées, organisées. La mémoire y est traitée comme un bien précieux : protégée contre l’oubli et accessible aux générations futures, tout en respectant l’anonymat et la sensibilité des victimes.

Éduquer : faire vivre la mémoire par la transmission

Pour GMC, la mémoire ne doit pas rester enfermée. À travers des expositions, conférences, films documentaires et plateformes numériques, elle sensibilise en RDC, en Europe et dans le monde entier. Cette diffusion éducative est une arme contre la répétition du pire.

Accompagner : rendre la dignité aux victimes

La custodie, c’est aussi un engagement humain. GMC apporte un accompagnement juridique et psychosocial aux victimes et à leurs familles. Elle les soutient dans leur quête de vérité, de justice et de réparation, en plaçant leur dignité au cœur de chaque démarche.

Plaider : militer pour une justice réelle et durable

Forte de cette mémoire documentée, GMC plaide auprès des institutions nationales et internationales pour la reconnaissance des crimes, la mise en place de mécanismes de justice transitionnelle et la fin de l’impunité. La mémoire devient ici un outil de transformation politique.

Innover : créer des ponts pour demain

La custodie chez GMC, c’est une stratégie articulée et proactive. Elle développe des programmes de recherche rigoureux, tisse des partenariats avec des universités, ONG, diasporas, et ouvre des bureaux à l’étranger pour amplifier son plaidoyer. Elle forme aussi des acteurs locaux en documentation, justice transitionnelle et consolidation de la paix.

La custodie n’est pas un regard figé vers le passé. C’est un élan vers un avenir de paix, de justice et de dignité pour tous les Congolais.

En protégeant la mémoire, GMC s’engage à éradiquer l’impunité et à bâtir un Congo nouveau, ancré dans les droits humains, la vérité et la reconnaissance de toutes les souffrances.

Rejoignez Memorialis Custos in Congo. Ensemble, faisons de la mémoire une arme de paix.

François Anga Kupa
Enseignant à Domuni Universitas et à l’Université Sainte Élisabeth de Durba

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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