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Gaberone : Tête-à-tête Tshisekedi – Mokgweetsi avant le sommet de la SADC

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A la demande de la présidence du Botswana, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a rencontré ce vendredi 27 novembre 2020 à Gaberone, bien avant l’ouverture du sommet de la SADC, son homologue du Botswana Dr Mokgweetsi Eric Keabetswe. À cette occasion, les deux Chefs d’État ont échangé sur les possibilités de développer des questions bilatérales d’intérêt commun entre leurs pays.

Membres de la SADC, la RDC et le Botswana entretiennent déjà des relations de coopération exemplaires dans le cadre de la recherche de la paix et de la stabilité dans l’espace SADC. Dr Mokgweetsi a rappelé à son homologue congolais « l’excellent témoignage » du Président honoraire du Botswana Ketumile Masire sur la RDC.

L’axe Kinshasa- Gaberone étant très sollicité, il y a de part et d’autre le souhait d’établir une représentation diplomatique entre les deux pays. Le Président Mokgweetsi a réitéré ses félicitations au président Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour son élection à la tête de l’Union Africaine. Et il a promis de lui apporter tout son soutien.

*Sommet Extraordinaire de la Troïka de la SADC*

Il sied de noter que le Président Félix Antoine Tshisekedi est arrivé le jeudi 26 novembre en milieu de nuit à Gaberone , capitale du Botswana pour participer au Sommet extraordinaire de la Troïka de la Communauté économique des États de l’Afrique Australe (SADC) prévu ce vendredi 27 novembre. A l’aéroport international Sir Seretse Khama de Gaberone, le Chef de l’Etat congolais a été accueilli par le ministre Botswanais des Affaires étrangères et de la coopération Dr Lemogang Kwape.

Ce sommet extraordinaire de la Troïka de la SADC sera particulièrement consacré aux questions du terrorisme qui frappe la communauté, notamment en RDC et au Mozambique. La RDC sera particulièrement au centre des échanges étant donné que la question de la Brigade d’intervention de la Force de la Monusco (FIB) sera évoquée en présence des pays contributeurs des troupes à cette Brigade, à savoir, le Malawi, l’Afrique du Sud et la Tanzanie également invités à ce Sommet. Appelée à prendre le relais des troupes de la Monusco, la FIB fait l’objet des réflexions au niveau de la SADC.

Il sied de noter que la Troïka de l’Organe de coopération en matière de politique, défense et sécurité de la SADC comprend le Botswana, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, respectivement President en exercice, Président entrant et sortant de l’Organe.

L’Organe de coopération en matière de politique, défense et sécurité de la SADC est l’organisme ayant pour objectif général de promouvoir la paix et la sécurité dans la Région, conformément à l’article 2 du protocole de la SADC sur la coopération en matière de politique, de défense et de sécurité.

Avant le sommet, Au Centre de conférences de Phakalane, s’est tenue la réunion préparatoire du Comité ministériel de l’Organe en marge du Sommet. La RDC a été représentée par le ministre de la défense Ngoy Mukena et le sous- Chef d’État d’État-major général des FARDC, le général Jean-claude Yav Kabeyi.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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