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Fraude migratoire vers le Canada : Trésor Ngoyi “Fou de Jésus” dans les filets de la justice
Trésor Ngoyi Kivene, connu sous le pseudonyme de « Fou de Jésus », a été arrêté ce vendredi 10 avril par les autorités compétentes. Il est soupçonné d’être au cœur d’un réseau de fraude migratoire ciblant des candidats à l’immigration vers le Canada.
Selon des sources sécuritaires, le suspect aurait escroqué plusieurs victimes en leur promettant l’obtention de visas via le programme « Entrée Express Canada ». En échange, d’importantes sommes d’argent auraient été versées pour des démarches qui se sont finalement révélées inexistantes.
Les premiers éléments de l’enquête révèlent une stratégie basée sur des promesses fallacieuses de réussite rapide. Le présumé escroc exploitait ainsi le rêve d’expatriation de nombreux candidats, les convainquant de la fiabilité de ses services.
Plusieurs plaignants affirment avoir payé des frais administratifs sans jamais recevoir le moindre document officiel, ni début de procédure crédible.
Les autorités judiciaires poursuivent les investigations afin d’évaluer l’ampleur réelle de cette fraude et d’identifier d’éventuels complices. Trésor Ngoyi Kivene pourrait être poursuivi pour escroquerie, faux et usage de faux.
Face à l’augmentation des réseaux frauduleux liés à l’immigration irrégulière en RDC, les services compétents appellent à une vigilance accrue.
Ils recommandent notamment à la population de privilégier exclusivement les canaux officiels pour toute démarche migratoire, afin d’éviter de tomber dans de tels pièges.
En attendant les conclusions de la procédure judiciaire, le suspect reste à la disposition de la justice.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
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Réhabilitations à répétition des routes de desserte agricole : L’expert Firmin Kiala met en garde contre les solutions improvisées
L’amélioration durable des routes de desserte agricole en République démocratique du Congo passe impérativement par des études techniques approfondies, adaptées aux réalités géotechniques du pays et accompagnées d’un renforcement des compétences locales. C’est le message central défendu par Firmin KIALA KI-N’SOKI, consultant international et point focal de l’étude sur la qualité et la durabilité des routes de desserte agricole réhabilitées.
S’exprimant lors de l’atelier de synthèse du rapport provisoire de cette enquête nationale organisé du 6 au 7 mai 2026 au Cercle Elais, l’expert a dressé un état des lieux des infrastructures rurales réhabilitées à travers le pays tout en mettant en garde contre une généralisation précipitée de certaines techniques de stabilisation des routes.
« Il faut y aller progressivement », a insisté Firmin Kiala, estimant que plusieurs procédés techniques nécessitent encore des évaluations adaptées aux contextes locaux avant toute application à grande échelle.

Une étude nationale menée dans les 26 provinces
Selon le consultant, cette vaste enquête de terrain a mobilisé des équipes pendant près d’une année dans différentes régions du pays. L’objectif était d’évaluer les routes réhabilitées, d’identifier les forces et faiblesses des interventions réalisées et de capitaliser les meilleures pratiques observées sur le terrain.
L’étude a couvert un échantillon représentatif des 26 provinces de la RDC, réparties à travers sept grandes zones géotechniques. Une approche qui permet aujourd’hui de disposer d’une lecture plus précise des défis liés à la durabilité des infrastructures rurales.
Pour l’expert, il devient urgent de sortir des méthodes classiques afin d’adopter une approche globale et holistique des routes de desserte agricole. Celle-ci doit intégrer des chaussées adaptées aux besoins d’évacuation des produits agricoles en toutes saisons vers les centres de consommation, tout en tenant compte du trafic potentiel attendu.
Drainage, protection et entretien : les clés de la durabilité

Au-delà des travaux de réhabilitation, Firmin KIALA KI-N’SOKI insiste sur la nécessité d’intégrer des mesures de protection efficaces telles que les barrières de pluie, les dispositifs de lutte antiérosive ainsi qu’un système de drainage performant.
Refusant ce qu’il qualifie de « désinvestissement » consistant à revenir régulièrement sur les mêmes axes quelques années après leur réhabilitation, le consultant estime qu’avec une amélioration adéquate des sols de plateforme et un drainage efficace, une route bien exécutée peut tenir au moins dix ans avant l’apparition des premières dégradations majeures.
Dans cette logique, il recommande également la promotion du système d’entretien par Niveaux de Services (GeNis), considéré comme une alternative efficace pour assurer un suivi permanent des infrastructures rurales.
« La sagesse et l’expérience au service de la Nation »
À travers cette démarche, Firmin KIALA KI-N’SOKI confirme sa volonté de mettre son expertise au service du développement des infrastructures rurales congolaises. Une vision qui privilégie la durabilité, l’anticipation technique et la valorisation des solutions adaptées aux réalités du territoire national.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
