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Francophonie, soft power et diplomatie discursive : Milton Loola Nsimba explore les tensions et enjeux de la communication internationale
Le vendredi 4 juillet 2025, Monsieur Milton Samuel LOOLA NSIMBA a brillamment soutenu sa thèse de doctorat à l’Université Grenoble Alpes (UGA), au sein de l’école doctorale Langues, Littératures et Sciences Humaines (ED-LLSH n°50), et plus précisément dans le laboratoire GRESEC (Groupe de recherche sur les enjeux de la communication).

Son travail de recherche, dirigé par le professeur émérite Bertrand Cabedoche, s’intitule : « La communication diplomatique dans l’espace international. Analyse des jeux d’acteurs à partir des discours, représentations et médiations des Sommets de la Francophonie de 1997 à 2022 ».
Forte de 640 pages, cette thèse ambitieuse s’inscrit dans une réflexion critique sur les logiques discursives, symboliques et stratégiques déployées au sein de la Francophonie. Elle interroge la manière dont les Sommets de la Francophonie, à travers leur mise en scène médiatique et institutionnelle, deviennent des terrains d’expression, de lutte et de réappropriation du discours international à des fins nationales.
Le jury international qui a évalué ce travail était composé des professeurs :
– Étienne Damome (Université Bordeaux Montaigne, France)
– May Abdallah (Université libanaise de Beyrouth, Liban)
– Khadija Youssoufi (Université Ibn Zohr d’Agadir, Maroc)
– Ilia Kiriia (Université Grenoble Alpes, France)

Dans sa première partie, l’auteur examine les concepts fondamentaux qui structurent sa réflexion : la réappropriation nationale d’un événement international, les figures des secrétaires généraux de la Francophonie, les Sommets comme lieux d’organisation, de visibilité, de pouvoir et de mise en scène du discours. Il y explore les tensions entre la volonté des acteurs de s’emparer du discours et les contraintes formelles imposées par l’architexte, c’est-à-dire le cadre discursif institutionnel.
La deuxième partie met en lumière le rôle de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en tant qu’acteur du soft power, mobilisant ses opérateurs et ses outils numériques pour renforcer sa légitimité et sa visibilité. L’auteur y analyse les sites web des Sommets comme instruments de diffusion normative, interroge les représentations identitaires véhiculées par la diplomatie francophone, et propose une lecture renouvelée de la diplomatie à travers les jeux d’acteurs et les stéréotypes.
En conclusion, cette étude révèle une tenségrité fragile au cœur de l’espace francophone, une forme d’équilibre instable entre forces divergentes. Milton Loola Nsimba propose alors une alternative audacieuse : fonder la paix durable au sein de la Francophonie sur un socle linguistique et culturel solide, à travers l’activation de connecteurs culturels capables de tisser du lien entre les peuples.
Ancien journaliste, Milton Samuel Loola Nsimba est un chercheur congolais, spécialiste des sciences de l’information et de la communication,
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
