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Francis Kalombo : « Moïse Katumbi consulte les Congolais de l’Étranger et des partenaires »
Contrairement à ce qu’avait annoncé son porte parole et directeur de cabinet, Olivier Kamitatu, le voyage du président du parti politique Ensemble pour la République, Moïse Katumbi ne se déroule pas que dans une sphère privé. Il a aussi un volet public et même politique.
« Depuis ce matin, Moise Katumbi est arrivé en Europe pour une visite privée de quelques jours programmée de longue date », avait twitté Olivier Kamitatu le 8 novembre dernier. Mais dans une récente sortie médiatique, l’un des coordonateurs de ce parti politique, en l’occurence Francis Kalombo, a déclaré que Moïse Katumbi séjourne sur le Vieux continent pour continuer ses consultations.
« Il y a des Congolais aussi en dehors du pays et d’autres partenaires. Moïse Katumbi doit les consulter. Mais, il reviendra à Kinshasa pour conclure. Ça, c’est ce qui est prévu », a indiqué sur Top Congo FM Francis Kalombo,
porte-parole adjoint du président d’Ensemble pour la République.
À la question de savoir si Moïse Katumbi fait durer les consultations plus longtemps que prévu par peur de voir sa famille politique se déliter, Francis Kalombo a lancé : « Il ne craint absolument rien, d’autant plus que la décision (à annoncer) ne sera non pas sa décision à lui seule, mais celle de sa famille politique. Qu’on reste ou qu’on parte, certains vont rester ou partir. La preuve, c’est que certains sont déjà partis, le cas de Delly Sessanga ». Il a ainsi pointé du doigt le coordinateur d’Ensemble pour la République dans la ville de Kinshasa.
« Il y aura toujours des départs quelle que soit la décision que la famille politique (Ensemble) va prendre. C’est ça la différence avec d’autres qui ne sont pas d’accord mais se taisent », a lâché Francis Kalombo.
Ayant un Père juif, Moïse Katumbi s’est recueilli à Auschwitz en Allemagne, avec l’European Jewish Association, notamment, « pour le triste anniversaire de la nuit de cristal. » Dans un tweet, il a précisé : « J’ai prié pour toutes les victimes, dont mes grands-parents. N’oublions jamais cette folie meurtrière, œuvrons toujours pour la paix, en RDC et partout ailleurs ».
Bishop Mfundu/CONGO PROFOND.NET
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
