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France : Carlyto Lassa, de la rumba au Gospel, sera inhumé le 28 septembre à Vitry-sur-Seine à Paris
Le pasteur et artiste musicien congolais Carlyto Lassa, de son vrai nom Charles Ndombasi Lassa, décédé le 31 août 2026 à l’âge de 65 ans, sera conduit à sa dernière demeure le lundi 28 septembre à Vitry-sur-Seine, en région parisienne. Le programme des obsèques, communiqué par sa famille, prévoit une cérémonie religieuse avant l’inhumation.
Né le 15 janvier 1961, Carlyto Lassa laisse derrière lui un parcours singulier qui traverse 2 univers : celui de la rumba congolaise, où il s’est imposé comme chanteur et auteur-compositeur, et celui de la musique chrétienne et du ministère pastoral, auxquels il a consacré la dernière partie de sa vie. Le ministère congolais de la Culture a notamment salué l’empreinte durable de sa voix dans la rumba et le Gospel.

De la rumba congolaise au sommet avec Choc Stars
Carlyto Lassa commence son parcours musical dans les années 1980 et se fait notamment remarquer dans l’univers du TP OK Jazz, dans le sillage de grandes figures comme Simaro Lutumba et Papa Noël Nedulé. Son interprétation de « Maya », œuvre de Lutumba Simaro, contribue fortement à asseoir sa notoriété auprès du public congolais.
En 1986, il rejoint ensuite Choc Stars, l’un des orchestres emblématiques de cette génération. Il y évolue aux côtés de plusieurs grands noms de la musique congolaise, notamment Debaba, Defao, Djuna Djanana, Bozi Boziana et Roxy Tshimpaka. Sa voix particulière devient alors l’une des signatures de cette formation. Parmi les titres associés à cette période figurent notamment « Riana », « Jardin de mon cœur » et « Zikondo ».
Son parcours ne se limite cependant pas aux interprétations. Carlyto Lassa est également présenté comme auteur-compositeur-interprète, avant de poursuivre sa carrière en solo après son installation en France. En 1996, il sort notamment l’album « Africa na Moto », qui comprend le titre « Makolo ya Masiya ».
Le tournant de la conversion
Au début des années 2000, Carlyto Lassa opère un changement profond dans son parcours. Après sa conversion au christianisme, il délaisse progressivement la musique profane pour mettre sa voix et son talent au service de l’Évangile.
Cette nouvelle orientation ne signifie toutefois pas la fin de sa carrière artistique. Elle en transforme plutôt la finalité. Carlyto devient chantre, évangéliste puis pasteur, faisant de la musique un instrument de prédication, de louange et d’évangélisation. Son parcours officiel présente cette évolution comme le passage de la musique séculière à une mission centrée sur l’Évangile.
Parmi les œuvres marquantes de cette seconde période figurent notamment « La Reconnaissance », sortie en 2001, et « Confiance – Kili Kili Azongi », publiée en 2004. Il poursuit également ses collaborations avec d’autres artistes chrétiens, dont Aimé Nkanu.
Une voix mise au service de l’Évangile
Au fil des années, Carlyto Lassa développe ainsi un ministère associant chant, prédication, enseignement biblique et évangélisation. Il participe à des concerts Gospel, à des campagnes d’évangélisation et à des rencontres chrétiennes en France, en Europe et ailleurs.
Son parcours pastoral s’inscrit dans la continuité de son engagement musical. De nombreuses années après avoir fait danser les mélomanes de la rumba, il utilise désormais la même voix pour transmettre un message de foi et d’espérance. Son parcours officiel le présente comme artiste Gospel, adorateur, évangéliste et pasteur missionnaire.
C’est d’ailleurs dans le cadre d’une activité d’évangélisation aux États-Unis qu’il se trouvait lorsqu’il est décédé le 31 août 2026. Il venait de participer à une campagne organisée à Cincinnati les 29 et 30 août.
Une cérémonie placée sous le signe de la foi
La cérémonie d’adieu débutera à 13h45, au 49-51, quai Jules Guesde, 94400 Vitry-sur-Seine. Elle réunira la famille, les proches, les membres de la communauté chrétienne, ainsi que les connaissances et anciens compagnons de route du défunt.
Le programme funéraire résume son existence par une formule particulièrement évocatrice : « Une vie au service de Dieu et des autres ». Une expression qui fait écho à la seconde partie de son parcours, consacrée à la foi, à la musique chrétienne et à l’accompagnement spirituel.
À l’issue de la cérémonie religieuse, le cortège se dirigera vers le lieu d’inhumation situé au 75, rue du Général Malleret Joinville, 94400 Vitry-sur-Seine, où l’inhumation est prévue à 15h45.
La famille précise par ailleurs que la tenue blanche est souhaitée pour les personnes qui prendront part aux obsèques.
À Vitry-sur-Seine, la famille et les proches s’apprêtent ainsi à lui rendre un dernier hommage, dans une cérémonie placée sous le signe de la foi. « Tu restes à jamais dans nos cœurs », peut-on lire sur le programme des obsèques.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET