Education
Frais illégaux et renvois d’élèves : les parents d’élèves dénoncent des pratiques abusives à Kananga
Deux semaines après la rentrée scolaire 2025-2026, de nombreux parents d’élèves de Kananga, au Kasaï Central, ont dénoncé des pratiques illégales dans plusieurs écoles. Des élèves sont renvoyés depuis hier jeudi 11 septembre pour le non-paiement de frais jugés non-conformes aux instructions officielles.
Un parent d’élève dans une école conventionnée de la commune de Ndesha, a exprimé son indignation face à ces pratiques. « Nos enfants ont été renvoyés par des enseignants pour le non-paiement de 3.000 ou 3.500 FC, destinés à l’achat sur place d’un cahier de communication », a-t-il déploré.
Certains établissements exigent même que les parents achètent ces fournitures directement à l’école, refusant les cahiers similaires achetés dans le commerce. « Un cahier de communication payé 1.500 FC au marché n’est pas accepté à l’école. Seuls ceux vendus dans l’établissement sont valables« , a constaté un autre parent.
Cette pratique, qui s’apparente à une « escroquerie voilée », sème la confusion et pèse lourdement sur les budgets des familles. Un parent a fustigé l’exigence de payer 3.500 FC pour un cahier de communication et 500 FC pour un morceau de tissu censé servir de « symbole » de l’école.
Des excuses peu convaincantes
Interrogé sur le sujet, un chef d’établissement a tenté de justifier l’exclusivité de la vente des cahiers à l’école par la présence d’un sceau apposé pour les « distinguer des autres écoles ». Cette explication n’a toutefois pas convaincu les parents, qui y voient une manœuvre pour contourner la gratuité de l’enseignement de base.
Face à cette situation, les parents ont appelé les autorités scolaires à prendre des mesures draconiennes pour mettre fin à ces pratiques abusives.
Ils rappellent que la gratuité de l’enseignement de base, une politique prônée par le Président de la République, a pour but de faciliter l’accès à l’éducation aux enfants issus de familles défavorisées. La multiplication de ces frais illégaux fragilise cette mesure essentielle et rend l’école inaccessible à de nombreux enfants.
Félicien MK | CONGOPROFOND.NET
À la Une
« Bourse Bora » de Fifi Masuka : Un programme qui ouvre les portes de l’université aux meilleurs élèves du Lualaba dès 75 %
À l’occasion du huitième anniversaire de la Fondation AMANI, les jeunes de Kolwezi ont mis à l’honneur leur marraine, Fifi Masuka Saini, en consacrant une méga-conférence à ses réalisations en faveur de la jeunesse. Parmi les initiatives les plus saluées figure le programme Bora, considéré comme l’un des plus ambitieux mécanismes d’appui à l’excellence scolaire en République démocratique du Congo.
Au cours des échanges, les intervenants ont présenté les retombées du programme Lualaba Bora, qui récompense chaque année les élèves ayant obtenu au moins 75 % aux examens d’État. Ces lauréats bénéficient d’une bourse leur permettant de poursuivre des études supérieures dans les meilleures universités du pays et de l’étranger, contribuant ainsi à la formation d’une nouvelle génération de cadres pour le développement de la province et de la RDC.
Les organisateurs ont particulièrement insisté sur la spécificité de cette initiative. Contrairement à la Bourse Excellentia portée par Denise Nyakeru Tshisekedi, qui exige un minimum de 85 % aux examens d’État, le programme Bora de Fifi Masuka fixe le seuil d’éligibilité à 75 %, élargissant ainsi le nombre de bénéficiaires de l’excellence académique. Autre particularité majeure, les lauréats reçoivent une bourse couvrant cinq années complètes d’études universitaires, leur offrant une garantie de continuité dans leur parcours académique.
Pour les responsables de la Fondation AMANI, cette politique traduit la vision de Fifi Masuka Saini, qui considère l’éducation comme un levier stratégique du développement. En investissant durablement dans les talents de la jeunesse, la gouverneure du Lualaba entend créer une élite compétente capable de relever les défis économiques et sociaux de la province et du pays.
La célébration des huit ans de la Fondation AMANI a ainsi servi de tribune pour rappeler qu’au-delà des infrastructures et des projets de développement, le capital humain demeure la principale richesse du Lualaba. À travers le programme Bora, les jeunes ont voulu témoigner leur reconnaissance envers leur marraine, dont les actions en faveur de l’excellence scolaire constituent, selon eux, une source d’inspiration pour toute la République démocratique du Congo.
Victor Kalenga Nsana/CONGOPROFOND.NET
