Santé
FPS : lancement de la formation des utilisateurs de l’application e-Pharma à Kinshasa
La Direction générale du Fonds de Promotion de la Santé (FPS), en collaboration avec l’Agence nationale d’ingénierie clinique, du numérique et de la santé (ANICNS), a lancé, lundi 6 octobre 2025, à l’hôtel Sultani River, à Kinshasa, un atelier de formation des utilisateurs de l’application e-Pharma.
Cette première session, qui s’étendra jusqu’au 8 octobre, marque une étape importante dans la digitalisation du système d’approvisionnement en médicaments en République démocratique du Congo. L’objectif est de rendre plus efficace et plus transparente la chaîne de distribution des produits pharmaceutiques destinés aux établissements de soins de santé.
Selon la direction du FPS, l’application e-Pharma permettra désormais de suivre en temps réel les commandes, les stocks et la traçabilité des médicaments, contribuant ainsi à réduire les risques de rupture, de fraude ou de perte dans le circuit d’approvisionnement.

« Cette innovation s’inscrit dans la vision du Gouvernement congolais de moderniser la gestion du secteur de la santé à travers le numérique », a expliqué Marius Mika,DG du FPS.
L’atelier réunit plusieurs acteurs clés du secteur pharmaceutique, notamment des pharmaciens, gestionnaires des dépôts, responsables hospitaliers et partenaires techniques. Ils bénéficieront d’une formation pratique sur l’utilisation de la plateforme e-Pharma, conçue pour faciliter la commande, le suivi et la distribution des médicaments au niveau national.
Appuyé par différents partenaires, dont PHATKIN, Azzur, American Water, AMT Pharma-Distri, et CAMESKIN, ce projet traduit la volonté du FPS et de l’ANICNS de renforcer la qualité et l’efficacité du service public de santé en RDC.
La mise en œuvre de l’application e-Pharma constitue une avancée majeure vers une gestion pharmaceutique plus moderne, transparente et connectée, au bénéfice des patients et du système de santé congolais dans son ensemble.
Dorcas Mwavita
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
