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FPI : Tryphon Kin-kiey Mulumba toujours sur la liste des promoteurs insolvables !

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Le Fonds de promotion de l’industrie -FPI- éclaire une fois de plus l’opinion en réaffirmant l’insolvabilité du promoteur Tryphon Kin-kiey Mulumba, débiteur du FPI. Ce, contrairement au doute que voudrait instiller l’avocat du promoteur Kin-kiey à travers les médias, allant dans le sens de faire croire à l’opinion que son client n’a rien emprunté au Fonds.

 

Dans son droit de réponse, l’avocat du FPI, Me Serge Kabemba, souligne qu’il existe bel et bien un contrat de prêt n°641 entre le Fonds de promotion de l’industrie -FPI- et les établissements «Finances Press Group» appartenant au Professeur Kin-kiey Mulumba. «Tout part de la lettre du Professeur Kin-kiey Mulumba le 1er octobre 2008 au Directeur général du FPI ayant pour objet: demande d’un crédit de 450.000 euros qu’il proposait de rembourser sur 5 ans. Après examen de son dossier et la constitution par lui d’une hypothèque sur un de ses immeubles, le FPI lui avait consenti USD 444.324,13 suivant le contrat de prêt susmentionné. Le 23 octobre 2009, une première tranche fut versée dans le compte qu’il avait indiqué, et la dernière tranche le 27 octobre 2009», a-t-il expliqué.

 

Il soutient que, chaque fois, le promoteur Kin-kiey Mulumba apposait sa signature pour accuser-réception sur les documents -Ordre de paiement et autres- avant qu’ils ne soient dirigés à la TMB.

 

L’avocat conseil du FPI s’étonne du fait qu’une personnalité du rang de l’ancien ministre Kin-kiey puisse dire qu’il ne lisait pas avant de signer les documents qui lui ont été présentés ni qu’il ne comprenait pas de quoi il retournait.

 

Cependant, soutient-il, quelques six mois après avoir reçu l’argent du crédit sollicité, le promoteur Kin-kiey par son avocat d’alors, Me Mubangi Ampapey, va écrire au FPI le 10 mars 2010 demandant des négociations pour un réajustement de son crédit au motif que celui lui octroyé ne lui a pas servi entièrement du fait d’une dette antérieure auprès de sa banque. Et le Fonds de promotion de l’industrie n’ayant pas accédé à sa demande d’un crédit supplémentaire, le Professeur Kin-kiey a jugé bon de saisir les Cours et Tribunaux pour obtenir résolution du contrat de prêt n°641 en soutenant qu’il n’avait jamais bénéficié du prêt sollicité.

 

D’ailleurs, soutient Me Serge Kabemba, en 2015, une Commission parlementaire avait enquêté entre autres sur le prêt octroyé au promoteur Kin-kiey et l’avait entendu pour finir dans ses conclusions établies la réalité du prêt couvert par le contrat n°641 et lui exiger le remboursement.

 

Mécontent, l’ancien ministre a choisi la voie des médias pour faire entendre ses points de vue du reste jugés par le FPI comme de non vérités. Quant à la dernière sortie médiatique de l’avocat du propriétaire des établissements FPG, le Fonds de promotion de l’industrie espère que c’est la dernière où il va devoir répondre aux allégations frisant les imputations dommageables voire la calomnie que tiennent les avocats de son débiteur et qui tendent visiblement à ternir l’image et la réputation de l’institution.

 

Par ailleurs, le FPI se réserve le droit de poursuivre tout écart de langage et de comportement qui proviendrait du promoteur Kin-kiey Mulumba ou de ses conseils.

 

Olitho KAHUNGU/AFRICANEWS

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Insécurité grandissante à Watsa : Nasson Paluku Luvatsi accuse un dispositif sécuritaire « mal orienté »

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La situation sécuritaire dans le territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele, suscite une vive inquiétude au sein de la population. En moins d’une semaine, plusieurs attaques armées, des pillages nocturnes ainsi que des cas de justice populaire ont été signalés dans différents centres de négoce, alimentant un climat de peur et de méfiance.

Face à cette recrudescence de violences, l’acteur sociopolitique Nasson Paluku Luvatsi pointe du doigt l’organisation actuelle du dispositif sécuritaire dans la région. Dans un entretien téléphonique accordé ce mercredi 4 mars 2026 à Congo Profond.net, il affirme que la montée de l’insécurité serait en grande partie liée à la répartition des forces de l’ordre dans le territoire.

Un vide sécuritaire dans les zones habitées

Selon Nasson Paluku Luvatsi, une proportion importante des policiers serait actuellement déployée dans les carrières minières afin d’assurer la protection d’opérateurs étrangers, laissant plusieurs quartiers et centres de négoce avec une couverture sécuritaire très limitée.

« Les bandits opèrent presque librement pendant que la population est exposée », déplore-t-il.

Pour lui, ce choix stratégique crée un véritable déséquilibre dans la protection du territoire. Les zones résidentielles, moins surveillées, deviennent ainsi des cibles privilégiées pour les criminels, notamment lors d’attaques nocturnes répétées.

Des failles internes dans le dispositif sécuritaire

Au-delà du redéploiement contesté des forces de l’ordre, l’acteur sociopolitique dénonce également plusieurs dysfonctionnements internes qui affaibliraient l’efficacité des services de sécurité.

Il évoque notamment :
– l’insuffisance numérique des agents de sécurité dans le territoire ;
– le manque de formation adéquate pour certains éléments ;
– l’absence de patrouilles régulières dans plusieurs zones sensibles ;
– des cas d’indiscipline, certains agents s’adonnant à l’ivresse ou à des activités incompatibles avec leur mission.

Pour Nasson Paluku Luvatsi, l’accumulation de ces défaillances réduit considérablement la capacité de réaction face aux groupes criminels qui opèrent dans la région.

Une série d’incidents violents qui inquiète

Ses déclarations interviennent dans un contexte particulièrement tendu. Ces derniers jours, plusieurs incidents graves ont été enregistrés dans le territoire de Watsa : attaques armées contre des centres de négoce, pillages nocturnes, blessés et même des cas de justice populaire ayant coûté la vie à des présumés bandits.

Pour l’acteur sociopolitique, cette multiplication d’actes violents traduit également une perte progressive de confiance d’une partie de la population envers les services censés garantir sa sécurité.

Un appel à des mesures urgentes

Malgré ses critiques, Nasson Paluku Luvatsi appelle la population à éviter toute forme de justice populaire et à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout mouvement suspect.
Il plaide cependant pour des mesures urgentes afin de restaurer l’ordre et la confiance :
– un redéploiement stratégique des policiers vers les zones habitées ;
– un renforcement des effectifs ;
une amélioration de la formation professionnelle ;
– un contrôle disciplinaire plus strict des agents.

Selon lui, dans un territoire entouré de zones déjà affectées par l’insécurité, l’inaction pourrait rapidement aggraver la situation.

Les autorités sécuritaires sont désormais attendues sur des réponses concrètes afin de restaurer la paix et la confiance de la population dans le territoire de Watsa.

Junior Kasamba / CongoProfond.net

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