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FPI : le ralliement de la Société civile à la traque des insolvables suscite la débandade

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“Nous sommes dans un Etat de droit. Et la Justice doit soutenir le FPI dans sa quête de recouvrement”, a récemment déclaré Christopher Ngoy, président de la Société civile/RDC, cette structure décidée d’accompagner le Fonds de promotion de l’industrie auprès des débiteurs véreux. Ces derniers détiennent près de 150 millions de dollars du Fonds.

Mais depuis que la Société civile a juré de se mêler à leur traque, les débiteurs insolvables, visiblement de mèche avec l’ancienne famille qui régnait sur les finances de cet établissement public comme un bien sans maître, ne dorment plus. Dans leurs derniers soubresauts, ces condamnés en sursis affabulent. Comme dans leur dernière infox en date selon laquelle Vital Kamerhe se serait accaparé de 50% des recettes réalisées par le FPI en 2019, soit environ 60 millions de dollars lui versés à titre gracieux par le Comité Kitebi. Trop beau pour être vrai.

Les auteurs de ces fakenews étalent toute leur ignorance du fonctionnement des établissements publics et de la tenue de la comptabilité des entreprises. Comment payer à un individu la moitié des recettes d’une entreprise publique sans s’attirer la foudre à la fois des auditeurs internes, du Conseil d’administration du ministère de tutelle ou des députés? Qu’est-ce qui justifierait un tel décaissement en faveur du Dircab?

Savent-ils que l’épouse et une sœur de Kamerhe ont sollicité en vain une subvention du FPI?
Plutôt que de chercher des poux sur la tête d’un chauve, ces diseurs des bonnes aventures seraient utiles au pays s’ils réclamaient, par exemple, la lumière sur des faits infractionnels évidents, notamment un audit sur le coût réel de la construction de l’immeuble abritant le siège du FPI, la qualité des meubles achetés par des proches de l’ancienne hiérarchie et l’auteur moral de la tentative de spoliation d’une partie du siège de cette institution financière.

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