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Forum Médias Chine–RDC : Guillaume Ngefa exhorte la presse à devenir un pilier des réformes et de la lutte anticorruption
À l’occasion du Forum Médias Chine–RDC, organisé à Kinshasa, journalistes, experts et décideurs se sont réunis, ce mercredi 18 mars, pour réfléchir au rôle des médias dans l’accompagnement des réformes structurelles et du développement. Cet espace d’échange s’inscrit dans une dynamique de coopération renforcée entre la République démocratique du Congo et la Chine, autour des questions de modernisation, de transparence et de gouvernance.

Guillaume Ngefa : « Les médias doivent être des acteurs du changement »
Prenant la parole lors de ces assises, Guillaume Ngefa a lancé un appel fort à l’endroit des professionnels des médias. Il les a invités à jouer un rôle actif dans la promotion des réformes engagées par les autorités, notamment en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption.
Selon lui, la presse ne doit pas se limiter à relayer l’information, mais s’ériger en véritable levier de transformation sociale, capable de sensibiliser, d’éduquer et de mobiliser les citoyens autour des valeurs d’intégrité et de responsabilité.
Informer, enquêter, responsabiliser
Dans son intervention, il a insisté sur trois missions fondamentales du journalisme moderne :
– Informer avec rigueur, en évitant la désinformation ;
– Enquêter en profondeur, pour exposer les pratiques illicites ;
– Responsabiliser les institutions et les citoyens, en favorisant une culture de redevabilité.
Il a également souligné que la lutte contre la corruption ne peut aboutir sans une presse libre, professionnelle et engagée.
Une coopération sino-congolaise tournée vers la modernisation

Ce forum s’inscrit dans une vision plus large de coopération entre la Chine et la RDC, axée sur le partage d’expériences en matière de développement et de modernisation des secteurs clés, dont les médias.
Les échanges ont notamment porté sur l’adaptation des modèles de communication à l’ère numérique, ainsi que sur les mécanismes permettant de renforcer la crédibilité et l’impact des médias dans les sociétés en mutation.
Vers une presse engagée et responsable

En conclusion, l’appel de Guillaume Ngefa sonne comme un rappel du rôle crucial des médias dans la consolidation de l’État de droit. Dans un contexte marqué par des défis majeurs, la presse congolaise est appelée à se positionner comme un acteur clé de la transparence et du développement durable.
Plus qu’un simple relais d’information, le journaliste est désormais perçu comme un gardien de l’éthique publique et un partenaire des réformes.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC
Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.
L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires
L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )
Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.
La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension
Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.
Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt
Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.
Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.
Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?
Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.
Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
