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Formation, Vision et Ambition : Le secret du succès de Manzila FC
Le spectacle offert le 28 novembre 2025 par Manzila FC au Vélodrome de Kintambo (une victoire éclatante 4–0 face à Inter Star) n’a rien d’un hasard. Il s’agit du résultat concret d’un projet mûrement réfléchi, construit et mis en œuvre avec rigueur : l’académie « Koma Djogo ».

Véritable pépinière de talents, cette institution devenue une référence dans la formation des jeunes footballeurs fournit près de 90 % de l’effectif aligné par Manzila FC en 3ᵉ division de Lukunga.
Un partenariat stratégique qui porte désormais ses fruits, tant sur le plan technique que dans la dynamique du club, au point de séduire supporters, dirigeants et observateurs.
Cette montée en puissance repose sur un management moderne impulsé par le Manager International Ferrari Manzila, épaulé par son secrétaire exécutif Guylain Keblack. À leurs côtés, une équipe technique solide menée par le coach Guerra Malala façonne, affine et valorise les jeunes talents issus de l’académie.
Aujourd’hui perçue comme un véritable laboratoire de formation, Koma Djogo se distingue par sa résilience. Malgré les défis locaux – infrastructures limitées, ressources financières instables, moyens parfois dérisoires – l’académie poursuit sa mission avec une vision claire : détecter, former et projeter les jeunes footballeurs congolais vers le haut niveau.
Grâce à des réseaux internationaux consolidés, Koma Djogo multiplie les passerelles avec plusieurs clubs étrangers. L’ambition est pleinement assumée : faire émerger les futurs Cédric Bakambu, Chancel Mbemba, et d’autres ambassadeurs capables de porter haut les couleurs du football congolais.
De plus en plus de spécialistes reconnaissent en Koma Djogo un modèle crédible et reproductible pour le développement du football de formation en RDC. Si d’autres projets adoptaient la même vision durable, la République Démocratique du Congo pourrait devenir l’un des viviers de talents les plus prolifiques du continent.
Ainsi, la victoire éclatante de Manzila FC contre Inter Star dépasse largement le cadre d’un simple succès sportif :
elle constitue la preuve vivante qu’une stratégie de formation cohérente et ambitieuse peut redessiner l’avenir du football.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : Le SYNIECO menace de boycotter les épreuves certificatives faute de paiement des arriérés de 2025
Le Syndicat national des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO), section de la province éducationnelle Nord-Kivu II, menace de boycotter les prochaines épreuves certificatives si le gouvernement ne paie pas les arriérés de la session 2025, estimés à 51 % des frais leur revenant.
La décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue ce mercredi 27 mai 2026, non loin de l’Institut Kavaghendi à Butembo.
« L’assemblée générale extraordinaire de ce jour avait accepté de participer à la hors-session du 04 au 10 mai, tout en prévenant qu’il n’en sera pas de même pour la suite tant que les comptes ne seront pas totalement réglés. Si, malgré cette situation, le SYNIECO avait accepté de prêter main-forte, c’était par esprit de responsabilité et dans l’espoir d’une solution urgente. Cependant, face au silence persistant des autorités, le SYNIECO se réserve le droit de boycotter toutes les épreuves à venir », a déclaré le secrétaire provincial du SYNIECO, Kakule Kombi Samuel, au sortir de cette réunion.
Les épreuves nationales concernées sont notamment la session ordinaire de l’Examen d’État (Exetat), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP), le Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), ainsi que le Jury national. Ces auxiliaires de l’éducation affirment qu’ils ne superviseront plus ces évaluations si des mesures concrètes ne sont pas prises avant leur lancement.
Les inspecteurs de la province éducationnelle Nord-Kivu II disent ne pas comprendre comment le gouvernement avait débloqué des fonds destinés à la prise en charge des élèves finalistes évoluant dans les zones en insécurité lors de la session 2025, alors qu’eux-mêmes n’avaient perçu que 49 % de leurs frais, le reste n’ayant jamais été payé jusqu’à ce jour.
Cette menace de boycott intervient à quelques jours du lancement des différentes évaluations nationales prévues au mois de juin prochain, plongeant élèves et parents dans l’incertitude quant à la tenue effective et au bon déroulement de ces épreuves.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
