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Forces armées congolaises : Le contre-amiral Eugène Alain Mpara s’inscrit dans la continuité des missions confiées
Le colonel Eugène Alain Mpara, directeur général de l’administration et des finances au ministère de la Défense nationale, fait partie des officiers supérieurs promus au grade de contre-amiral le 30 décembre 2021 par le président de la République Denis Sassou-N’Guesso. Ainsi, il est parmi les trois marins, aux côtés des autres onze officiers des FAC et de la Police, ayant eu le privilège de se voir porter les galons par le chef de l’Etat, le 19 janvier 2021 à Brazzaville.
Diplômé de l’université de Lille 2, en France, avec un DESS de droit international de la mer, option activité maritime, et commissaire de la marine de Toulon, cet officier supérieur est rentré au pays en 1992 avec grade de lieutenant. Aussitôt, il prendra ses premières fonctions au commandement de la marine, où il est accueilli par l’Amiral Pierre Gombé, chef d’état-major, mais travaillera à la direction administrative et financière dirigée par le général Mopenza, actuel directeur de l’équipement, comme chef de division budget.
Il sera le directeur de cabinet du commandant de la marine, l’amiral Chris Bonaventure Engobo. Après là, il est allé à l’état-major où il est nommé directeur administratif et financier, de 1993-1997 puis en 1999, à l’époque du général de division, Jacques Ndolou. Ce dernier, nommé ministre de la défense nationale, l’emmènera avec lui au cabinet pour occuper les fonctions de conseiller aux finances.
Le contre-amiral sera muté plus tard aux services financiers à la DGAF, avant d’être appelé par le ministre de la marine marchande, Parfait Martin Aimé Coussoud Mavoungou, qui le nommera chargé des missions.
En 2012, il est rappelé par le ministère de la défense, plus précisément à la direction centrale du commissariat où il restera jusqu’en 2017. A la même année, il est encore nommé par le président de la République, au poste de directeur général de l’administration et des finances (DGAF), fonction qu’il assume jusqu’à ce jour.
Aujourd’hui, il se dit comblé de la promotion reçue du chef de l’Etat : « La joie est intense. C’est un grand honneur que le président fasse de moi un contre-amiral. Je suis donc très heureux. Une distinction à laquelle je ne m’attendais pas. La surprise a été énorme ».
Lors de la cérémonie de port des insignes de grade, les trois marins promus à cet effet, ont reçu des nouveaux képis, contrairement à d’autres officiers de l’armée et de la police. Un geste réservé exclusivement à la marine nationale.
« Nous quittons tous nos trois étoiles pour arriver aux deux étoiles encadrées par des palmes d’officier général. La différence avec la marine c’est que le grade aussi se porte sur la casquette. Vous avez les deux étoiles sur les épaules, mais vous les avez aussi sur votre tenue de travail, nous avons notre grade qui est marqué sur notre casquette. Nous avons en même temps nos deux étoiles sur la casquette que nous portons », a expliqué le contre-amiral.
Et d’ajouter que « c’est pour cela que le président de la République, chef suprême des armées, quand il nous met les épaulettes de contre-amiral, pour nous les trois marins, c’est pour éviter la contradiction entre ce que nous portons sur les épaules et sur la casquette ».
Malgré cette promotion, il pense qu’ils sont dans la continuité, et promettent de faire plus. Promu au grade de contre-amiral, cela veut dire que nous avons d’autres responsabilités et une autre attitude à adopter. Les attentes et les charges sont énormes, a-t-il souligné.
Notons que le contre-amiral Eugène Alain Mpara est né le 15 novembre 1961 à Djambala, dans le département des Plateaux, marié père de huit (enfants).
Achille Tchikabaka/CONGOPROFOND.NET (Brazzaville)
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Affaire UBA : La famille de Glody Aleko Kibwila dénonce une détention irrégulière et alerte sur son état de santé
Détenu depuis le 30 avril 2026 dans le cadre d’une affaire l’opposant à son ancien employeur, la United Bank for Africa (UBA), Glody Aleko Kibwila fait aujourd’hui l’objet d’une mobilisation de sa famille, qui dénonce plusieurs irrégularités dans la procédure judiciaire.
Selon ses proches, le mandat d’arrêt provisoire délivré à son encontre n’aurait pas été suivi des formalités requises dans les délais légaux. Ils estiment dès lors que la détention de l’ancien employé bancaire soulève de sérieuses interrogations sur le respect des garanties procédurales.

Une bataille judiciaire en cours
Le 13 mai 2026, le Tribunal de paix de Kinshasa-Ngaliema a ordonné sa mise en détention préventive. Cette décision a été contestée par la défense, qui a interjeté appel.
Quelques jours plus tard, le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe a confirmé la mesure. Une décision que la famille continue de contester, affirmant que plusieurs irrégularités auraient entaché la procédure.
Des inquiétudes pour sa santé
Au-delà du débat judiciaire, la famille se dit particulièrement préoccupée par l’état de santé de Glody Aleko Kibwila.
Selon ses proches, il souffrirait encore des suites d’une intervention chirurgicale récente et nécessiterait un suivi médical régulier. Une demande de liberté provisoire pour raisons médicales aurait été introduite auprès des autorités compétentes sans obtenir, jusqu’à présent, une réponse favorable.
L’espoir d’un nouvel examen du dossier
La famille fonde désormais ses espoirs sur le Parquet général près la Cour de cassation, qui a sollicité la communication du dossier en vue de son examen.
Pour les proches du détenu, cette démarche pourrait permettre une réévaluation des circonstances de l’affaire et garantir un traitement conforme aux exigences d’un procès équitable.
Ils appellent enfin les organisations de défense des droits humains, les acteurs judiciaires et les médias à suivre attentivement l’évolution de ce dossier.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
