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Football : Jo Kanda, un prodige congolais en Russie (Interview)

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Agé de 20 ans, Josephat Kanda dit Jo Kanda, lutin aux dribbles virevoltants et aux qualités techniques indéniables, évolue actuellement au sein du FC JAK, un club semi-professionnel en Russie.

Né à Kinshasa, le 17 décembre 1999, des parents congolais, Jo Kanda a commencé à jouer au football dès son plus jeune âge, avant de rejoindre Shark Club XI à l’ âge de 17 ans, où il a évolué à l’équipe B, avant de prendre la direction de la Russie, où il évolue actuellement avec le FC Jak en première division régionale.

Josephat Kanda


Lors de sa première saison en Europe, Kanda avait marqué 10 buts en 12 matchs. La deuxième saison était aussi bonne pour le jeune Congolais, 17 buts en 12 sorties et la 3e saison, 9 buts en 10 matchs. Pour la saison dernière, le Congolais a connu des périodes difficiles pour cause de blessures, mais de son retour juste avant la fin de la saison, Jo Kanda a réalisé 7 buts en deux matchs seulement

En séjour à Kinshasa, Josephat Kanda a accordé une interview exclusive, samedi 29 février 2020, à CONGOPROFOND.NET… Ses objectifs restent de jouer un jour en équipe nationale, mais aussi trouver un club de l’un des meilleurs championnats européens.

Josephat Kanda à Kinshasa

CONGOPROFOND.NET : Bonjour, présentez-vous !

Jo Kanda : On m’appelle Jo Kanda, mais mon prénom, c’est Josephat.

C.P : vous êtes joueur, vous évoluez dans quel club et quel pays?

Jo Kanda : je suis footballeur, j’évolue en Russie, en première division régionale, précisément à FK Jak et ça évolue bien.

C.P : Qu’êtes-vous venu faire maintenant à Kinshasa?

Jo Kanda : En Russie, nous sommes en trêve et on reprend en avril, donc je suis venu passer mes vacances.

C. P : vous jouez dans quel compartiment et quel poste et vous avez marqué combien de buts cette saison ?

Jo Kanda : je peux jouer tous les trois postes de l’attaque, mais beaucoup plus l’ailier gauche. J’ai marqué 7 buts en deux matchs seulement puisque je revenais d’une grosse blessure.

C.P : Ça fait déjà combien de temps que vous évoluez là-bas?

Jo Kanda : Ça fait 4 ans que je suis en Russie. J’avais commencé dans un championnat de la ville, avant de rejoindre un club à Moscou, en première division et de revenir à FK Jak où nous avions validé notre ticket pour la première division régionale cette saison.

C.P : Comment jugez-vous le championnat russe?

Jo Kanda : Le championnat russe a évolué. Avant il était faible, mais maintenant, je peux le classer en 5e ou 6e position mondiale. Il y a quand même de la compétition là-bas.

C.P : Aimeriez-vous aussi changer de championnat?

Jo Kanda : Oui ! J’aimerai bien bouger de la Russie et retrouver les grands championnats européens.

C.P : Quelles sont vos ambitions à long terme et pensez-vous aussi un jour intégrer l’équipe nationale de la RDC ?

Jo Kanda : J’ai toujours dit que je dois évoluer en équipe nationale de la RDC, mais déjà en Russie on me proposait de jouer pour eux, mais j’ai refusé. Pour moi, je trouve comme si c’est un crime, bien que j’étais bien accueilli.

C. P : Avez-vous des contacts avec le sélectionneur des Léopards?

JO Kanda : je me rappelle, j’ai pris le contact de Florent Ibenge quand j’ai joué à Shark, et il y avait une bonne promesse de sa part et de mon ancien coach, Chico Mukeba, mais cela a pris un peu de temps et je suis parti en Russie. Mais le coach m’avait dit que ça dépendrait de moi, c’est-à-dire de trouver un bon club…

C. P : Quel est votre joueur de référence en équipe nationale ?

Jo Kanda : En équipe nationale, le joueur qui me fait plaisir, qui me fait sourire, c’est Jordan Botaka, son style de jeu, ses dribbles, c’est comme ça que je joue.

Propos recueillis par Jolga Luvundisakio


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Maï-Ndombe : La vente de crédits carbone révèle déjà des résultats positifs, Era Congo poursuit inlassablement sa croisade en faveur des communautés locales 

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Le projet Maï-Ndombe REDD+, mis en place par la société ERA Congo/Wildlife Works Carbon, enregistre des avancées significatives dans son processus de vente des crédits carbones. Lors d’un voyage de presse effectué dans la province de Mai-Ndombe, du 28 mai au 03 juin 2024, des professionnels des médias ont palpé du doigt les réalisations du projet REDD+ piloté par Era Congo, filiale du géant américain réputé dans la vente du crédit carbone forestier. Dans cette province forestière de la RDC présentée comme terre d’avenir, les journalistes ont commencé leur visite de terrain par le village Lobeke dans la zone sud du projet. 

Dans ce coin de la province, la construction du bâtiment scolaire s’est illustrée en preuve tangible des bénéfices tirés de la vente du crédit carbone au profit de communautés locales.

Après cette étape, les cameras étaient braquées sur Patambalu, un autre village qui a bénéficié de la construction d’une école moderne. Sur ce site, l’équipe des journalistes a visité aussi le champ d’expérimentation de manioc « Obama », une variété très prisée avec de nombreux avantages dans la productivité agricole. Cette première journée a eu pour point de chute le centre hospitalier Ibali, une infrastructure moderne sur laquelle se fonde l’espoir de toute la communauté pour la prise en charge médicale.

Au deuxième jour, la délégation des journalistes a consacré son travail dans le secteur Basengele sur la visite de la canardière à Nselenge et des écoles. Ce même exercice a aussi été fait à Mpili où outre l’école, les regards des journalistes étaient focalisés sur la plantation des palmiers nains sur 4 hectares. Et dans le village voisin de Mbwenzey, l’attention était portée sur les étangs et l’école.

Sur terrain, des journalistes sont allés aussi à la rencontre des populations autochtones pygmées à IKITA. Ce village qui abrite la toute première école moderne depuis son existence, connu pour leur mode de vie exceptionnel est très bénéfique dans la préservation des écosystèmes. Ces populations autochtones pygmées sont aussi en voie de sédentariser leur agriculture. Ceci à travers le premier champ d’expérimentation encadré par les agronomes de la société Era Congo. Cette attention portée sur les activités au profit des communautés locales s’est étendue aussi sur l’apiculture avec l’installation des ruches pour la production du miel dans ce village.

LOOMBE, un autre village de la concession en voie de transformation d’un village agricole. Ici, les étangs, l’enclos des bêtes, l’école et autres activités ont été visités. Cette aventure sur le lac a été aussi alimentée par la visite des cages flottantes d’élevages des poissons sur la rivière Mpongoboli, une première expérience qui donne déjà des signaux verts….

Notons qu’avec une superficie forestière de près de 155 millions d’hectares, la RDC, détient près de 60 pourcent des forêts du bassin du Congo. Une détention écologique qui fait d’elle le deuxième plus grand massif forestier tropical au monde. Ce dernier rempart joue un rôle important dans l’équilibre de la biosphère tant au niveau international, national et même local, avec un impact sur le développement socio-économique de sa population.

Fort de ces atouts écologiques, la RDC a voulu démontrer son engagement à continuer à assurer une gestion rationnelle et durable de son patrimoine forestier par des réalisations concrètes, notamment un bon instrument sur la politique forestière, une des recommandations contenues dans la feuille de route après l’organisation des états généraux des forêts en mois de janvier 2024 à Kinshasa. A ceci, s’associe plusieurs documents clés, dont le « Document de la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté » et l’Agenda prioritaire des réformes du secteur forestier » ainsi que plusieurs initiatives mises en place notamment l’adoption du Code forestier en 2002, la mise en place d’un moratoire sur l’octroi de nouvelles concessions forestières et aussi la revue légale des titres des concessions forestières qui ont permis de vérifier la légalité des concessions et titres.

Eu égard de ce qui précède, la RDC s’est engagée, depuis 2009, dans la mise en œuvre de l’Approche REDD comme mécanisme visant à promouvoir le développement durable et la lutte contre la pauvreté.

Cet engagement a dicté la création de la coordination nationale REDD (CN –REDD pour bien mettre en action et assurer une coordination technique et stratégique de l’approche, sous la supervision de la Direction de Développement Durable) du ministère d’Etat en charge de l’environnement et développement durable. C’est dans cette optique que se joint la société Ecosystemes restoration associates Era Congo filiale de Wildlife Works avec son modèle de business vert axé sur la conservation avec comme finalité la vente des crédits Carbonne.

Ce géant mondial a donné le ton à travers l’implémentation du projet redd+ Mai-Ndombe depuis 2009. Sur une étendue de près de 300 milles hectares, cette société qui y est pour un développement a la base place les droits des communautés au centre de tout.

La société Ecosystemes restoration associates Congo (ERA-Congo) une des filiale de la société wildlife Works s’est décidée d’apporter des solutions basées sur la nature tel que souhaitée par plus d’un afin d’apporter des réponses aux besoins de cette population, et dans ce cas précis ERA-CONGO opte pour la conservation des écosystèmes forestiers comme étant une réponse efficace.

Une approche qui s’illustre par la compensation des efforts déployés dans ce domaine de la conservation afin d’établir la quantification de CO2 séquestré par la végétation. Les bénéfices de la vente du crédit carbone ont toujours été partagés entre le gouvernement de la République Démocratique du Congo, la société Era Congo WWC. A titre illustratif sur le volet éducation , la société Era Congo a assuré la prise en charge des frais de participation des hors session de l’examen d’Etat qui est passé de 1.511 élèves en 2023 à 1.798 en 2024, soit une augmentation de 19%, dans la province du Maï-Ndombe (Sud-ouest de la République démocratique du Congo), ce soutien concerne aussi 1215 enseignants de 130 écoles secondaires et primaires localisées dans sa concession qui sont pris aussi en charge , un autre apport dans ce domaine c’est la construction des écoles modernes sur demande des communautés locales au total 27 ont été construites et actuellement il y a quatre nouveaux chantiers. Et une fois terminées les études humanitaires, les finalistes qui obtiennent 70 pourcents ou plus sont pris pour leur cursus universitaire. Pour l’instant le nombre s’élève a 19 boursiers.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET


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