À la Une
Football : Dieu-merci Mbokani sacré meilleur buteur du championnat belge
Débuté le vendredi 26 juillet 2019, le championnat belge » Jupiler pro League » connaît déjà son meilleur buteur, l’international congolais Dieu-Merci Mbokani.
Avec cette pandémie qui secoue le monde, la Ligue a pris sa décision, après avoir pris connaissance des recommandations formulées par les autorités, de mettre fin au championnat. » Il était très peu probable que des matches avec public puissent avoir lieu avant le 30 juin… », a-t-on fait savoir. Conséquence : Mbokani est élu meilleur buteur de Jupiler pro League.
Âgé de 34 ans, il a donc su avoir 18 réalisations avant la fin du championnat. Ils étaient ex -aequo avec Jonathan David. Le critère qui a prévalu pour le départager est le but marqué à l’extérieur. Donc, le joueur congolais MBOKANI en a marqué 6 et son adversaire 5, soit 1 goal de différence sépare les deux joueurs.
Ce joueur, toujours très talentueux malgré le poids de son âge, continue à être sollicité partout. Pour l’instant, il reste à Antwerps malgré les tentatives de la Chine.
Baby Mosha/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
