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Football : Amos Mbayo lance officiellement la saison 2020-2021

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Le ministre des Sports et Loisirs, Amos Mbayo Kitenge, a officiellement lancé les championnats de la Linafoot (Ligue I et II), ce mercredi 30 septembre 2020 dans la salle de conférence de Sultani Hôtel dans la commune de la Gombe. Témoins de l’événement: quelques membres du Gouvernement Ilunkamba, entre autres, le ministre de la Jeunesse, Billy Kambale; celui de la Communication et des médias, Jolino Makelele; le vice-ministre de l’Intérieur, Innocent Bokele Walaka représentant son titulaire; ainsi que le vice-gouverneur de la ville province de Kinshasa, Néron Mbungu Mbungu.

Du côté sportif, le président de la FECOFA, Constant Omari; celui de la Linafoot, Bosco Mwehu, ainsi que les présidents des clubs étaient également présents en ce jour du lancement de la 26e édition de la Ligue I et 3e édition de la Ligue II.

Prenant la parole, en premier, le ministre des Sports et Loisirs a remercié le chef de l’État pour son implication dans la matérialisation de ces compétitions en mettant à la disposition des équipes et officiels de la Linafoot (Ligue I et II) des moyens de transport pour les déplacements des athlètes.

Amos Mbayo invite, par la suite, la Linafoot au respect du calendrier et exhorte les clubs à sensibiliser leurs supporters sur le huis clos décrété lors des manifestations sportives par le président de la République, en raison de la Covid-19.

Le ministre des Sports a également invité les différents gouverneurs de chaque province à prendre en charge leurs équipes représentant leurs entités à cette messe nationale.

À son tour, le ministre de la Communication et des médias, David Jolino Makelele, a précisé à l’opinion que toutes les rencontres seront retransmises en direct de la chaîne nationale (RTNC) ainsi que les chaînes partenaires de la Vodacom ligue I. Il a confirmé qu’ils se joueront à huis clos en attendant l’évolution de la maladie.

Quant au président de la Fecofa, il a demandé au vice-ministre de l’Intérieur de sécuriser les installations sportives (Stades) pour éviter le débordement et faire respecter le huis clos pour éviter la propagation du virus. Il a également plaidé pour la baisse du coût de test covid-19 pour les joueurs, officiels et autres. Actuellement, rappelons-le, il s’élève à 30 dollars par personne (pour les voyageurs).  » Cela va peut-être perturber les championnats. Bien sûr que l’État a pris en charge le transport, mais après cette pandemie les présidents de clubs ont des difficultés financières énormes… » estime Constant Omari qui demande, par la suite même, que ce test devienne soit gratuit, soit réduit à un coût raisonnable.

Rappelons-le, la Fecofa, via son comité de Pilotage fédéral de Covid-19, a mis en place un guide sanitaire pour ses compétitions dont la présence des thermo-flashes et autresfiches signalétiques détectant la fièvre (refus obligatoire d’accès au stade en cas de fièvre avec tableau viral aigu), la réalisation obligatoire des tests de dépistage par PCR, dont la sensibilité est de 70% pour les athlètes et officiels ainsi que l’établissement d’un dossier médical individuel pour chaque membre de l’équipe. 2 tests par mois exigés à chaque personne (joueurs, officiels).

Il sied aussi de signaler que la 26e édition de la Ligue I démarre ce vendredi 02 octobre sur fond du match FC Renaissance du Congo contre l’AS Maniema Union de Kindu au stade des Martyrs de la Pentecôte.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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