Sports
Foot : Mazembe écrit à la CAF et réclame une saison blanche
Le TP Mazembe a saisi la Confédération Africaine de Football (CAF) dans une correspondance datée du 9 septembre 2025. Le club de Lubumbashi dénonce les « irrégularités graves » de la réunion convoquée le 8 septembre par la FECOFA pour désigner les représentants de la RDC aux prochaines compétitions interclubs.
Les Corbeaux estiment que la Fédération a violé la décision du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), en impliquant illégitimement certains clubs dans une décision qu’ils jugent juridiquement contraignante. Mazembe évoque également des soupçons de corruption, d’ingérence politique et un classement « vicié » transmis à la CAF.
Face à cette situation, le club noir et blanc demande à l’instance continentale de rejeter la démarche de la FECOFA et de faire respecter strictement la décision du TAS. Il plaide pour l’application du règlement menant à une saison blanche en RDC.
Cette prise de position place une nouvelle fois le football congolais dans une zone de turbulences, avec un risque de bras de fer entre la FECOFA, les clubs et la CAF. L’affaire pourrait peser lourdement sur l’image et l’avenir du championnat national.
Désiré Rex Owamba
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
